Cameroun - Mme Ebanga : « Je demande une audience de 05 minutes au président pour le lui dire de vive voix… »
© Sans Détour : Nestor DJIATOU | 02 Feb 2016 07:45:05 | 7181Rencontrée la semaine dernière derrière son comptoir du marché de Zoétélé, la « Maman Rdpc », ou la « Mater de way », telle qu’elle est affectueusement appelée chez elle, ne décolère pas des embûches qui entourent sa requête, et affiche sa détermination à aller jusqu’au bout de sa logique, pour que l’orthodoxie revienne dans la direction de la section Ofrdp du Dja et Lobo 2.
Comment vous sentez-vous et quelle a été la suite donnée à votre requête après votre passage dans les médias pendant plusieurs mois ?
Je me sens très bien, Dieu Merci. Après votre passage dans la ville, ma popularité n’a cessé de prendre de l’ampleur au point où je ne peux plus faire un pas à Zoétélé sans être interpelée par des passants qui me témoignent tous leur soutien. Faites un sondage auprès des sympathisants de l’ofrdpc de Zoétélé et vous verrez que je passe en premier et la Liste que je dénonce vient très loin derrière.
Est-ce que votre requête a atteint sa cible, c’est à dire le président national ou alors la présidente d’honneur madame Chantal Biya ?
Je peux affirmer que oui et sans le moindre doute.
Comment pouvez-vous en être sûre ?
C’est tout simple car je suis passée dans plusieurs médias écrits et télévisés qui sont suivis par tous les camerounais y compris le président national ; ensuite j’ai été convoquée par les autorités de la ville de Zoétélé à qui j’ai remis des copies de ma requête qu’ils ont transmis à leurs hiérarchies.
Pouvez-vous nous raconter avec plus de précision ?
J’ai été approchée par une très haute personnalité politique de ce pays dont je ne citerai pas le nom, qui m’a confirmé que les ordres viennent de très haut, et qu’il fallait très vite organiser une rencontre à laquelle je devais participer pour régler le problème de l’ofrdpc qui mine la ville de Zoétélé. J’ai été ensuite recontactée une deuxième fois par un élu du Sud qui me disait clairement que les têtes de listes de l’ofrdpc de Zoétélé, disent qu’elles ne vont pas se rabaisser pour venir discuter avec une veille femme comme moi, et du coup, elles ne veulent pas participer, ni organiser une rencontre pour trouver une solution à ce problème de l’ofrdpc à Zoétélé. çà démontre simplement une chose : La parole du président national du parti, son Excellence Paul Biya, n’est plus du tout écoutée ici, les gens ne le respectent plus, ils font ce qu’ils veulent. Je le constate moi-même maintenant, mais souvenez- vous qu’une Elite politique de cet arrondissement avait déjà lancé un appel au président national dans ce sens. il faut que le Président national réagisse une bonne fois pour toute, car c’est lui le président national du Parti. Quand les gens à la base n’en font qu’à leur tête, c’est un manque de respect, une désobéissance, une humiliation envers le Chef de notre parti. Je demande une audience de 05 minutes au président pour le lui dire de vive voix…
En tout cas la publication par le journal du parti, « L’action », des résultats des votes des bureaux de base montrent bien que votre requête n’a pas été prise en compte. N’est-ce pas une bataille perdue pour vous ?
Maintenant, on nous parle même d’investiture, de venir installer ici à Zoétélé des gens que toute la ville dénonce, des gens qui cumulent, des gens qui ne respectent pas les règles du parti, les gens qui n’écoutent même pas ce que leur demande le président Paul Biya. C’est très simple : Nous allons voir le visage de celui qui viendra installer le désordre à Zoétélé, qui installera cette liste de l’ofrdpc à Zoétélé et confirmera son manque de respect, et sa défiance envers les textes de notre parti, mais surtout envers le président national Paul Biya. Nous attendons de voir, et pour ma part ça m’étonnerait. Je continue d’attendre voir, et je vous affirme que ma requête sera traitée. Je ne lâcherai rien, tant que je suis dans mon droit, que je suis les règles du parti, et que surtout j’écoute ce que dit le président national.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
il y a un mois
États-Unis - Texas : Prison à vie pour un prêtre nigérian coupable d’agressions sexuelles sur ses paroissiennes
France - Le Dr Eric Tientcheu brille à l’Université Paris Panthéon Assas avec le prix de sa thèse
France - CAEN : KRISTHIA LOVE embrase la Fête de la Musique et s'impose comme la nouvelle voix du Bikutsi
Biya en Suisse : le pouvoir camerounais en suspens
SNK Foundation: Deux bourses de formation lancées à l'intention des jeunes étudiants camerounais
il y a un an