CAMEROUN :: Toilettes publiques : Quand les populations ont du mal à se mettre à l’aise :: CAMEROON
© La Nouvelle Expression : Lucienne Wouassi | 21 Jan 2016 02:30:23 | 4985L’absence ou la rareté des toilettes publiques dans nos cités ne rend pas la vie facile aux usagers.
Trouver une toilette dans les rues de la capitale économique relève d’un vrai parcours de combattant. Si ça existe à certains endroits, on décompte moins d’une dizaine dans toute la ville de Douala. Il est un peu plus de 11h ce mardi 19 janvier 2016. A quelques encablures du lycée d’Akwa, une scène presque habituelle capte l’attention. Ici est placé un grand bac à ordures. Un taximan vient de se garer au bord de la route. Le chauffeur, qui fait visiblement près de la cinquantaine descend de son véhicule et avance se soulager sous le bac à ordures. Sans autre forme de ménagement, il reprend son volant et s’en va. Dans son geste, il est secondé par un autre usager. D’ailleurs proche dudit bac, une odeur étouffante d’urine fermentée repousse. Les faits sont clairs, ils ne sont pas les seuls à faire de cet endroit leur urinoir.
Un geste qui semble normal pour beaucoup et qui n’émeut que les plus civilisés. Excepté cet endroit, plusieurs autres dans la ville servent de toilettes pour les hommes. L’incivisme a-t-il donc pris le dessus sur la morale ? En fait plusieurs personnes justifient cet acte par l’absence des toilettes publiques. D’ailleurs Guillaume employé d’assurance, confirme que c’est un besoin qui ne se fait pas attendre, par conséquent le lieu n’est pas une préoccupation majeure. « Moi je suis obligé de me soulager dès que le besoin se pose, parce que même les médecins demandent de ne pas conserver les urines pendant longtemps », justifie Guillaume.
C’est donc la débrouillardise et chacun a sa formule. Mireille qui tient un « call-box » au niveau de la salle des fêtes d’Akwa a déjà son petit secret. « Quand je veux me mettre à l’aise, je vais derrière là-bas où il y a les herbes et je me soulage », indique-t-elle. Au centre administratif Bonanjo, c’est quasiment le même calvaire. Les usagers qui pour un bon nombre viennent solliciter les services publics ont du mal au besoin à utiliser les toilettes. Pour certains et surtout les femmes l’état laisse à désirer.
« La femme doit faire attention quand elle utilise les toilettes et c’est pourquoi si je ne les trouve pas vraiment propres dans un service je ne peux les utiliser », confie Odette. En fait plusieurs services ici, ont des toilettes hors usage et les conséquences sont perceptibles. Les rues sont transformées en urinoir et les odeurs nauséabondes dans plusieurs coins sont la preuve irréfutable. Et s’il faut trouver des toilettes publiques si jamais ça existe, il faut débourser entre 50 à 100 Fcfa pour se mettre à l’aise.
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