Quand Traque, Arrestations et Menaces Deviennent le Seul Langage de l'État
© Camer.be : Toto Jacques | 06 nov. 2025 01:22:49 | 2443La situation au Cameroun après le scrutin du 12 octobre 2025 s'est transformée en une véritable chasse à l'homme. L'éditorial cinglant qui pose la question de l'essence même de l'État résume un climat politique où la peur est devenue l'instrument principal de la gouvernance. Le sort désormais réservé à ceux qui réclament la justice sociale et la vérité des urnes est défini par une triade glaçante : Traquer. Arrêter. Menacer. Ce n'est plus un État de droit qui s'exprime, mais une machine de répression visant à éteindre toute voix discordante.
Les précédents articles ont souligné la traque des militants du MRC et les licenciements abusifs à Limbé, autant de faits concrets qui illustrent cette réalité brutale. L'intimidation des citoyens qui osent remettre en question les résultats officiels de l'élection présidentielle crée un fossé irréparable entre le pouvoir et le peuple. Un État dont le seul moyen de communication est la menace et l'enfermement perd sa légitimité et met en péril son propre avenir. La question est essentielle : Que reste-t-il d'un État quand la peur remplace la loi ?
La vérité des urnes est l'enjeu central de cette crise. En refusant d'établir un dialogue sincère sur la contestation des résultats, et en utilisant la force pour museler la revendication populaire, le pouvoir camerounais choisit la voie de l'autoritarisme exacerbé. Ces actions ne font qu'alimenter le ressentiment et l'urgence de la justice sociale, des thèmes qui trouvent un écho puissant dans les plateformes de recherche.
Le journalisme, dans ce contexte, a pour devoir de documenter cette actualité pour briser le mur de silence et garantir que ces violations ne restent pas impunies. La traque des opposants est l'aveu d'une faiblesse : celle d'un système incapable de faire face à la critique par d'autres moyens que la violence étatique.
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