La CNI au Cameroun : Retards Persistants Malgré les Promesses de 48h
© Camer.be : Paul Moutila | 02 mai 2025 11:12:50 | 4538La promesse d’obtenir une CNI Camerounaise en 48 heures, annoncée comme une révolution administrative, semble aujourd’hui confrontée à des réalités opérationnelles complexes. Le témoignage de François Gaël Mbala, citoyen ayant entamé des démarches en mars 2025, illustre les délais de production qui persistent malgré les engagements officiels.
Un Processus Encore Long et Fastidieux
François Gaël Mbala, après cinq ans sans carte d’identité, a tenté le « nouveau système » en mars 2025. Après une inscription et un paiement en ligne le 26 mars, son rendez-vous pour le dépôt physique du dossier a été fixé au 23 avril – soit près d’un mois plus tard. Au centre de production de Douala, on lui promettait un retrait le 30 avril, mais le document n’était toujours pas disponible, avec comme explication : « Le système dérange ». Cette situation soulève des questions sur l’efficacité réelle de la modernisation de l’État.
Entre Promesses et Défis Techniques
Les autorités avaient pourtant vanté une procédure simplifiée, intégrant une plateforme numérique pour réduire les attentes. Pourtant, sur le terrain, les citoyens dénoncent des lenteurs administratives, des rendez-vous espacés de plusieurs semaines et des retards inexplicables. Ces dysfonctionnements alimentent la frustration, notamment chez ceux dont la CNI Camerounaise est indispensable pour accéder à des services bancaires, scolaires ou professionnels.
Administration Publique : Où est la Transparence ?
Si le gouvernement justifie ces retards par des « ajustements techniques », les usagers réclament plus de transparence. Aucun calendrier clair ni mécanisme de suivi en temps réel n’est mis à disposition, laissant les citoyens dans l’expectative. Cette opacité renforce le sentiment d’un système dérangé, loin des ambitions affichées de digitalisation.
Les Enjeux d’une Modernisation Réussite
La CNI est un pilier de l’identification citoyenne et un outil clé pour l’inclusion socio-économique. Des retards répétés risquent non seulement de saper la confiance dans les institutions, mais aussi de freiner des projets individuels et collectifs. Pour les observateurs, une véritable modernisation nécessite des infrastructures robustes, des agents formés et une communication proactive.
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