Balade de la rédaction de Camer.be dans le quartier chaud de Harlem de New York aux Usa
© Camer.be : Hugues Seumo à New York | 08 juil. 2025 13:55:47 | 3511En Amérique latine, il y a des Favelas, en France, le Château Rouge. En Belgique, il ya Matonge, le quartier africain et à New York, le Harlem. Harlem, est un quartier emblématique de New York qui vibre au rythme de la culture afro-américaine. Situé dans le nord de Manhattan
Ici, c'est une espèce du continent africain qui se transporte dans l'hexagone. Ici, chaque Africain se retrouve dans son biotope en fonction des lieux préférés visités
Ici à New York, Le « 237 » est constitué de deux blocs coincés sur la 116e rue ouest, entre la 5e et la 8e avenue. Au cœur d’Harlem, il compte plusieurs lieux de rencontres des Camerounais installés dans le pays de Donald Trump et installés à New York.
« C’est ici que nous nous retrouvons pour savourer les merveilles du pays (Cameroun, ndlr) ». Kamwa, vendeur de bouillon de chèvre et des spécialités culinaires du Cameroun, sous sa grande bâche rouge, une espèce de tourne dos au Cameroun, n’a aucun doute. Il faut faire la recette et échanger sur l'actualité sociopolitique du pays, affirme-t-il. La bière du pays coule à flots. Sur les étals, sont exposés les échantillons des boissons prisées au Cameroun. On y retrouve même du vin de palme et quelques boissons fabriquées à base du maïs au Cameroun. Chacun y trouve son compte
"Je passe par là pour rincer mes yeux" nous confient Anastasie KOKO, installée dans l'arrondissement du Bronx à New York depuis une quinzaine d'années.
Ici, au cœur d’Harlem, on a l'impression de se retrouver en Afrique. Les descendants des esclaves venus d'Afrique et les Africains échangent en toute convivialité.
Des femmes en boubous moulants au derrières « guitarisés » jonchent les rues aux bons soins des yeux admiratifs du genre masculin
Dans les gargotes, on se salue comme en Afrique. On s'exprime en français, anglais et en langues locales camerounaise pour certains. Les coiffeurs, très nombreux, proposent toute la gamme de la chevelure africaine, nattes, Matoba, lissés ou dreadlocks.
La rue, inondée de soleil et d’odeur des spécialités culinaires du « Mboa » (Cameroun) , semble comme en vacances, bercée par les chants des enfants qui courent vers Morning Side Park et le bruit des chaises longues que les vieux habitants du quartier déplient sur l’asphalte, dessinant comme la plage de Limbé face à l’océan atlantique.
Aujourd’hui, plus de 50 000 Camerounais vivrait à New York. Le chiffre officiel, n'étant pas connu car, parmi eux, nombreux sont en situation administrative irrégulière sur le territoire américain mais, n'empêche, chacun d'entre eux exercent des métiers formels non déclarés au fisc.
Pour la petite histoire, les premiers Camerounais arrivés à Harlem se sont établis dans les années 80. Peu éduqués, ils ont vite été abonnés aux jobs transitoires et précaires, taxi ou chantier, strapontins des nouveaux entrants. Mais les temps changent.
Aujourd'hui, ils sont propriétaires des magasins, restaurants, salons de coiffure etc.
Mais le « 237 à Harlem » ressemble plus à un concentré du Cameroun. Dans les restaurants, on parle le français, le propriétaire est camerounais, idem pour le personnel
Il existe même des auberges gérées par des Camerounais et qui accueillent des centaines de clients par jour et qui viennent satisfaire leurs besoins libidineux là-bas, le temps d'une sieste comme ils ont l'habitude de le dire, nous confient E.B et A.K, des habitués du coin.
La plus célèbre de ces auberges dans le Bronx, c’est le « Fuck Me ya mo ». Le « piment » (Sexe) se vent comme à la rue de la joie à Douala ou à Mvog Ada à Yaoundé au Cameroun. Les habitués de ces auberges s’y reconnaissent et ceux qui y vont là-bas retournent satisfaits nous confient E.M et O.B, patrons de ces maisons de passes.
Si Harlem reste encore le bastion des communautés africaines et afro-américaines de New York, c’est parce que les communautés se sont organisées notamment sur le plan de l’habitat. Ici, la sous location se conjugue à tous les temps, sans oublier la promiscuité étincelante, affirme J.K. Roméo, installé dans ce quartier de new York depuis 1995.
Que dire des Eglises de réveil ?
A suivre...
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