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Yaoundé sort progressivement de l’obscurité

«Le 1er transformateur est en route et on est en train de reconfigurer le réseau pour reconnecter progressivement les zones impactées. Le 2e transformateur sera mis en marche aujourd’hui [26 août]. Nous estimons au maximum à 72 heures le temps nécessaire pour que tout le monde soit réalimenté à partir de ce poste [Brigade de recherche géologique et minière-BRGM] ». C’est la déclaration de Joël Nana Kontchou, DG de la société d’électricité Eneo, le 26 août dernier. Joël Nana Kontchou achevait la visite du chantier de réhabilitation du poste électrique BRGM. Ce poste alimentant 25 % la capitale du Cameroun a brulé dans la nuit du 7 août.

Le DG d’Eneo a rassuré que les cellules du poste BRGM endommagées ont été remplacées. Ce qui a permis d’alimenter à nouveau les quartiers précédemment alimentés par ledit poste : Melen, Mini-ferme, la GP, Scalom, Biyem-Assi, Mendong, Efoulan, etc. Seulement, a-t-il indiqué, les travaux qui ont été effectués sur le poste endommagé sont provisoires. « Vous avez pu constater comment les câbles sont passés et comment les choses sont mises en place. Le poste doit être reconstruit sur le plan du génie civil et sur le plan électrique pour être aux normes internationales. Ça va nous prendre entre 3 et 6 mois pour construire un poste complètement moderne », a précisé M. Nana Kontchou.

Depuis le 7 août, le quart de la ville de Yaoundé broyait du noir. Eneo avait dû procéder à une alimentation prioritaire des zones sensibles telles que les hôpitaux et les infrastructures de distribution de l’eau dans le périmètre sinistré, la mise en place d’un programme de rationnement du courant électrique entre les quartiers de la capitale afin d’atténuer les désagréments de certains. Les administrations, les commerces, les entreprises des zones sinistrées et même le centre-ville de Yaoundé vivaient au rythme des délestages de l’énergie électrique.

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