Une jeune dame égorgée à Ngaoundéré
© Le Jour : Adolarc Lamissia | 11 avr. 2017 04:00:14 | 6945Aicha, 23 ans a été tuée à son domicile au quartier Yarbang par des inconnus.
C’est dans la nuit du jeudi 6 avril 2017, que le corps sans vie et la gorge tranchée d’Aicha, 23 ans, a été découvert par son époux aux environs de 22 h. À côté d’elle, ses deux fils de 4 mois et 3 ans endormis. À l’ouverture de la porte, c’est une mare de sang qui accueille son époux, Issa Hassan, 31 ans. Ce dernier, caissier principal dans un restaurant à Ngaoundéré s’est mis à crié puis s’est évanoui.
Il est secouru par les voisins qui font la triste découverte. Informé de la situation, c’est d’abord les éléments des Esir de Ngaoundéré qui vont se déployer dans le quartier. Issa Hassan, l’époux de la dame est transporté d’urgence à l’hôpital régional de Ngaoundéré où il reçoit des soins. Selon les premiers témoignages obtenus par Le Jour auprès des enquêteurs de la police et ceux de la gendarmerie nationale, l’épouse du restaurateur aurait reçu la visite de deux hommes qui seraient les auteurs de ce crime crapuleux.
Ils l’auraient alors tranché la gorge et abandonner dans une mare de sang dans son salon. Sur place, les éléments de la gendarmerie et ceux de la police judiciaire de l’Adamaoua ont procédés à des auditions. Les voisins du couple Hassan ainsi que certains de ses proches ont été entendus. Dans l’après-midi du vendredi 7 avril 2017, Issa Hassan a été entendu par les enquêteurs après sa sortie de l’hôpital. Idem pour ses collègues de travail.
Selon diverses sources policières et à la légion de gendarmerie, l’assassinat de la jeune dame dans son foyer s’apparente à un règlement de compte. Au quartier Yarbang, la jeune dame est présentée comme une dame sans histoire. « Elle est toujours chez elle. Elle ne sort que pour aller à la boutique où au marché. Elle salue toujours ses voisins. Nous sommes tristes et consternés par ce qui lui est arrivée », a confié Nenné Fadimatou, amie et voisine de la défunte.
Aicha Issa, 23 ans a été enterrée vendredi dernier à Ngaoundéré selon la pure tradition musulmane. La veille du drame la police avait bouclé le quartier Yarbang. Cinq repris de justice ont été interpellés dans ce quartier. Une arme de guerre avec des munitions et 31 motos ont également été saisies dans une concession de ce quartier. C’est dans ce même quartier que le Siddiki Aboubakar, âgé de 2 ans 7 mois avait été enlevé et assassiné par son frère aîné.
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