Vers une prorogation du mandat des députés et des conseillers municipaux camerounais jusqu’en 2020
© Investiraucameroun.com : S.A | 21 juin 2019 15:24:00 | 2959Le bureau de l’Assemblée nationale a examiné ce 19 juin, une consultation du président de la République, Paul Biya, portant sur une nouvelle prorogation du mandat des députés.
Selon des informations glanées auprès de certains membres dudit bureau, cette prorogation du mandat des parlementaires, suggérée par le chef de l’État, sera adoubée au niveau de la Chambre basse. L’instance parlementaire est favorable à une rallonge, pour une nouvelle période de deux mois, à compter du 29 octobre 2019.
Le président de la République fonde sa demande sur l’article 15 (4) de la constitution. Il dispose qu’en cas de crise grave ou lorsque les circonstances l’exigent, le chef de l’État peut, après consultation du président du Conseil constitutionnel et des bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat, demander au parlement de décider, par une loi, de proroger ou d’abréger le mandat des députés.
Des sources crédibles indiquent également que Paul Biya a saisi le président du Sénat et le Premier ministre, afin de les consulter sur la prorogation du mandat des conseillers municipaux jusqu’au 29 février 2020. La raison évoquée est le besoin d’harmonisation des délais nécessaires d’un double scrutin législatif et municipal.
Mais l’on n’a pas les motivations concrètes du report des élections législatives. Le fait est cependant que le Cameroun connaît, depuis octobre 2016, des troubles dans la partie Nord-Ouest et Sud-Ouest du pays. Et certains partis politiques suggèrent de sursoir à l’organisation des élections tant que le calme n’est pas revenu dans ces régions.
En 2018 déjà, Paul Biya avait déjà fait proroger le mandat des édiles. Il avait officiellement justifié sa décision par un engorgement du calendrier électoral, les mandats du président de la République, des députés et des conseillers municipaux arrivant à échéance entre le 15 octobre et le 3 novembre de cette année-là.
« La tenue de ces élections présidentielles, législatives et municipales, au regard de la date de convocation du corps électoral (courant juin-juillet 2018), entraînera un chevauchement des différentes opérations relatives à ces scrutins », avait indiqué Paul Biya. Pour éviter ce chevauchement de scrutins, le président de la République du Cameroun avait proposé la prorogation du mandat des députés et des conseillers municipaux pour une durée de douze mois.
Lire aussi
Martinez Zogo : « torturé dans la Prado », dit le colonel
Cameroun : quand les corrompus doivent se contrôler eux-mêmes
Atanga Nji serre la vis aux mototaxis et taxis
Galax Etoga cité dans l’affaire Martinez Zogo
Devi’s Mambo “ le paquebot” : L’artiste, l’administrateur et le bienfaiteur
Affaire Zogo : 48 dossiers fiscaux qui accusent Modeste Mopa
Martinez Zogo : Ayissi Nanga, témoin en sursis
Adja Awa : mort annoncée, vérité absente
Lana Rhoades : « Effacez mes 400 vidéos »
BTE Engineering Group procède à de nouvelles nominations à la tête de sa direction et de ses pôles
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Les « katikas » veulent renverser la table À qui profiterait la chute de l'État ?
Pour insolvabilité: Le tribunal envoi Tal Hôtel dans la rue à Bafoussam
Hommage, Roger Moindou: Une voix qui ne se contentait pas de voyager dans l'air
Triste anniversaire - 28-10-2021/28-10-2026: trois jeunes brulés vifs à la chefferie Fondjomekwet
Arbitrage : 11,7 milliards saisis, le Cameroun perd encore
il y a un mois
Qassem Bassir : le missile qui a fait reculer l'US Navy
Uranium : le Niger met fin à 50 ans de monopole français
Parfait Ayissi : « tissu de mensonges » ou départ arrangé ?
Axe Douala-Yaoundé : deux accidents, quatre morts ce matin
Claude Le Roy : « Je n'ai qu'une seule envie, c'est de battre le Cameroun »
il y a un an