Paris réaffirme sa position dans les affaires Wazizi et Vamoulké
© Source : RFI | 03 juil. 2020 10:32:00 | 1789Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian « souhaite que les autorités camerounaises ouvrent une enquête indépendante » sur la mort en détention du journaliste Samuel Wazizi. Devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale ce mercredi, le chef de la diplomatie s'est également dit « attentif » à la situation du journaliste Amadou Vamoulké, rappelant qu'il avait droit à un procès équitable.
Il y a un mois, l’ambassadeur de France au Cameroun affirmait, au sortir d'une entrevue avec le président Paul Biya, avoir obtenu du chef de l'État l'ouverture d'une enquête sur la mort de Samuel Wazizi, journaliste anglophone décédé en détention. Depuis rien ne s'est passé.
Cette fois, c'est le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, qui prend position : « Nous sommes choqués du décès en détention du journaliste Samuel Wazizi et nous souhaitons que les autorités camerounaises mènent une enquête indépendante sur la circonstance de sa mort. » Une demande également formulée par plusieurs ONG et le SNJC, le Syndicat national des journalistes du Cameroun.
Depuis un mois, nous ne sommes pas entendus. Le SNJC a donc adressé une ultime demande aux président de la République pour la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante sur la mort de Samuel Wazizi. Et devant la Constitution, le chef de l’Etat a obligation de faire que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Nous ne croyons pas à la version des faits qui a été donnée par le gouvernement… Denis Nkwebo, président du Syndicat national des journalistes du Cameroun
Le ministre s'est également exprimé sur la situation d'un autre journaliste, l’ex-patron de l'audiovisuel public camerounais, Amadou Vamoulké, accusé de détournement de fonds publics et détenu depuis près de quatre ans. « Nous avons, à plusieurs reprises, fait valoir qu’il fallait que l’indépendance de la justice soit respectée, mais que le droit soit respecté. Monsieur Vamoulké a droit à un procès équitable. Dans chacun de nos échanges avec les autorités camerounaises, nous rappelons ces principes et nous sommes très attentifs à la manière dont tout cela va se dérouler. Nous menons les actions nécessaires partout où nous pouvons pour que ce soit le cas », a affirmé Jean-Yves Le Drian.
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