EKANE Anicet en danger de mort : Son extracteur d'oxygène vital confisqué à la Gendarmerie
© Camer.be : Toto Jacques | 20 nov. 2025 18:43:02 | 6968Une urgence humanitaire et légale secoue le milieu judiciaire et politique camerounais. Le Cabinet de Maître H. B. Tiakouang Meli a adressé une réclamation formelle au Colonel Commandant de la détention Gendarmerie Douala pour exiger la restitution immédiate d’appareils de soins médicaux vitaux. Ces équipements, essentiels à la survie du Président EKANE Anicet, actuellement hospitalisé suite à son arrestation, sont détenus dans les locaux de la Légion de Gendarmerie du Littoral.
La situation du militant Georges Anicet Ekane, figure bien connue de l'opposition, est critique. Le document émanant de ses avocats confirme que leur client est gravement malade et se trouve sous dépendance d'un extracteur d'oxygène pour respirer. L'équipement salvateur, ainsi que d'autres accessoires médicaux, aurait été confisqué lors de l'arrestation, conjointement avec les effets personnels de son chauffeur, Mr NJOYA HAJJOUMA. L'arrestation, survenue à Douala, est liée à "l'Affaire EKANE Georges Anicet Contre CGTMY", dont les détails judiciaires sont toujours en cours.
L'avocat insiste sur le fait que la rétention de cet appareil représente un danger de mort imminent pour son client. En l'absence de cet équipement médical, les chances de maintenir l'état de santé de M. Ekane se réduisent drastiquement, transformant une simple procédure de détention en une potentielle tragédie. Malgré une tentative de récupération infructueuse le 13 novembre 2025, le cabinet, avec notamment la participation de Me Hippolyte BT MELI, réitère avec la plus grande fermeté sa demande auprès des autorités.
Cette affaire soulève de sérieuses questions quant au respect des droits humains Cameroun en milieu de détention, même lorsque la personne est placée sous surveillance médicale. La loi garantit l'accès aux soins, et la confiscation d'un appareil qui assure une fonction vitale contrevient aux principes fondamentaux du droit.
L'autorité militaire est désormais appelée à faire preuve de célérité et de responsabilité en procédant sans délai à la vérification et à la remise des dispositifs médicaux au malade, actuellement sur son lit d’hôpital. La pression est forte sur les commandants de la Gendarmerie pour que ce matériel indispensable soit libéré, mettant fin à cette crise humanitaire et assurant que la dignité et la vie d'un citoyen, même détenu, soient respectées.
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