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Cameroun - Ebebda : une fille de 14 ans violée à la gendarmerie ?

Ebebda : une adolescente de 14 ans accuse le commandant de la brigade de gendarmerie et un gendarme de l’avoir agressée sexuellement en garde à vue. Sa famille dénonce des menaces.

Placée en garde à vue à la brigade de gendarmerie d’Ebebda après quatre jours de fugue, Marie Princesse Assange, 14 ans, affirme avoir été violée et battue par les forces de l’ordre. Ses parents ont déposé plainte.

Elle affirme avoir été victime de violences et d’agressions sexuelles durant son passage à la brigade. 

Le récit glaçant de l’adolescente, livré à ses parents après sa libération, a déclenché une onde de choc à Ebebda. La jeune fille ne sort plus de chez elle, traumatisée et menacée.

L’ARRIVÉE À LA BRIGADE : UNE GARDE À VUE QUI VIRE AU CAUCHEMAR

Marie Princesse Assange, 14 ans, est placée en garde à vue à la brigade de gendarmerie d’Ebebda le dimanche 2 août 2026. Ses parents ont donné leur accord. Elle venait d’être retrouvée après quatre jours de fugue, chez un jeune garçon de 15 ans, au domicile de son père. Le garçon et son père sont également placés en garde à vue.

Mais la détention de l’adolescente prend rapidement une tournure dramatique. Selon son récit, rapporté par sa famille, elle aurait été sortie de sa cellule à plusieurs reprises au cours de la nuit. Le commandant de la brigade, l’adjudant-chef Bilounga Valère, est accusé d’avoir eu sur elle « des gestes à caractère sexuel » et d’avoir mis ses doigts dans ses parties intimes. Un autre gendarme, identifié par le nom d’Essome, l’aurait ensuite conduite dans une autre pièce pour un acte sexuel contraint.

L’adolescente affirme également avoir été victime de violences physiques. Le lundi matin, lorsque son père est venu la chercher, il l’aurait retrouvée « à plat ventre, recevant des coups de fouet », sans comprendre ce qui se passait.

DES RÉVÉLATIONS QUI ÉBRANLENT LA FAMILLE

Ce n’est qu’après son retour au domicile familial que Marie Princesse Assange a livré son récit complet à ses parents. Le choc est immense. La famille décide immédiatement de saisir les autorités compétentes. Une plainte est déposée auprès du tribunal militaire et de la SEMIL.

La gravité des faits, s’ils sont avérés, est inqualifiable. Une adolescente de 14 ans, confiée à la garde des forces de l’ordre, se retrouve victime de ceux-là mêmes qui sont censés la protéger. La brigade de gendarmerie, lieu de sécurité et de justice, devient le théâtre d’un supplice.

LA FAMILLE DÉNONCE DES MENACES

Depuis la plainte, la situation s’est encore aggravée. La famille affirme que Marie Princesse Assange fait l’objet de menaces de la part de certains gendarmes. Traumatisée, l’adolescente ne sort pratiquement plus de son domicile.

« Elle a peur. Elle ne veut plus voir personne », confie un proche de la famille. La crainte de représailles est bien réelle. La question de la protection de la jeune fille et de sa famille se pose avec une acuité dramatique.

UN SCANDALE QUI SOULÈVE DE NOMBREUSES QUESTIONS

Les accusations portées contre les gendarmes d’Ebebda soulèvent des interrogations majeures :

- Comment une adolescente de 14 ans a-t-elle pu subir de tels traitements dans un lieu censé la protéger ?
- Qui était présent dans la brigade cette nuit-là ?
- Quels sont les éléments consignés dans les registres de garde à vue ?
- Existe-t-il des témoignages, des images, des constatations médicales ?
- La jeune fille et sa famille bénéficient-elles d’une protection effective contre les menaces ?

Une enquête approfondie est indispensable. Les autorités judiciaires doivent faire toute la lumière sur cette affaire. Les registres de garde à vue doivent être examinés. Les témoignages des autres personnes présentes cette nuit-là doivent être recueillis. Un examen médical de l’adolescente est également nécessaire.

UNE AFFAIRE QUI INTERPELLE LA PRÉFÈTE DE LA LEKIÉ

La ville d’Ebebda est placée sous l’autorité de la préfète du département de la Lekié, Mireille Sandrine Ngo Mbey, décrite comme une femme compétente. Ce scandale, qui éclate dans sa circonscription, l’interpelle directement.

La préfète et les autorités locales ont un rôle crucial à jouer dans la gestion de cette affaire : assurer la protection de la victime et de sa famille, garantir la sérénité de l’enquête, et veiller à ce que la justice suive son cours sans entrave. L’affaire Ebebda est un test pour l’autorité de l’État dans la région.

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#Cameroun #Ebebda #Viol #Mineure #Justice
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