CAMEROUN :: Crânes humains à Tsinga : l’horreur dans l’église :: CAMEROON
© Camer.be : Toto Jacques | 03 Jun 2026 01:32:31 | 442Le 25 mai 2026, la brigade de gendarmerie de Soa a interpellé deux jeunes hommes de 21 et 26 ans dans une église EPC de Tsinga village (Yaoundé) en possession de quatre crânes humains une découverte macabre qui soulève des questions sur l’origine des ossements et les pratiques exercées au sein du lieu de culte.
Une église. Des prières. Et, quelque part à l’intérieur, des crânes.
Le contraste est saisissant. Le lieu-dit Tsinga village, dans la périphérie de Yaoundé, n’est pas habitué aux couvertures médiatiques. Jusqu’à ce que la gendarmerie ne frappe.
Le 25 mai 2026, les militaires de la brigade de Soa investissent l’Église Évangélique Presbytérienne du Cameroun (EPC) dirigée par le pasteur Leimegne Roger. Ils ne cherchaient pas des âmes à sauver. Ils traquaient des ossements.
Bilan : quatre crânes humains saisis. Deux suspects interpellés : Dongmo Voufo Jinail, 26 ans, et Kesseng à Dong Emma Basil, 21 ans.
Pour l’heure, personne ne dit d’où viennent ces restes, ni pourquoi ils se trouvaient dans une église. Mais les hypothèses les plus sombres commencent à courir.
Un flagrant délit macabre
Tout commence le 25 mai 2026. La brigade de gendarmerie de Soa, à quelques kilomètres de Yaoundé, reçoit une information qu’elle ne peut ignorer. Des sources que l’enquête ne précise pas signalent une activité suspecte dans une église EPC du quartier Tsinga village.
Les militaires se rendent sur place. Ils y trouvent Dongmo Voufo Jinail (26 ans) et Kesseng à Dong Emma Basil (21 ans). Les deux hommes sont en possession d’ossements humains, dont quatre crânes complets.
Les restes sont saisis. Les suspects, placés en garde à vue. L’église, dirigée par le pasteur Leimegne Roger, devient scène de crime.
Que sait-on des suspects ?
Les deux interpellés sont jeunes : 21 et 26 ans. Leurs identités précises n’ont pas été communiquées officiellement. Aucun antécédent judiciaire connu à ce stade.
Leur lien avec l’église n’est pas clair : étaient-ils membres de la congrégation ? Employés ? Ou simplement venus déposer les crânes ?
La gendarmerie mène une « enquête approfondie » pour déterminer l’origine des restes et les circonstances de leur détention.
L’église EPC de Tsinga un lieu de culte ordinaire ?
L’EPC (Église Évangélique Presbytérienne du Cameroun) est une dénomination chrétienne établie, généralement paisible. Rien ne prédestinait cette paroisse de Tsinga village à faire la une des faits divers.
Mais la présence de crânes humains dans une église soulève une question troublante : s’agissait-il d’un lieu de stockage ? D’un site de pratiques rituelles ? D’une simple dissimulation criminelle ?
Le pasteur Leimegne Roger n’a pas encore fait de déclaration publique. Les enquêteurs cherchent à savoir s’il était au courant, ou complice.
Les hypothèses en présence
En l’absence d’informations officielles, plusieurs pistes sont envisagées par les observateurs :
1. Trafic d’ossements Les crânes humains sont hélas recherchés pour des pratiques occultes (sorcellerie, charmes, « magie ») dans certaines régions d’Afrique. Un marché noir existe, alimenté par des pilleurs de tombes ou des complices en morgue.
2. Rituels religieux déviants Certaines sectes ou églises parallèles utilisent des ossements dans des cérémonies. L’EPC étant une église historique, cette piste semble moins probable, mais elle n’est pas totalement exclue.
3. Dépôt de preuves d’un crime Les crânes pourraient provenir de personnes assassinées. Leur présence dans l’église servirait à les cacher en attendant de s’en débarrasser.
4. Usages anthropologiques ou médicaux illicites Des étudiants ou chercheurs pourraient se procurer des ossements sans autorisation.
Pour l’instant, rien n’est confirmé. La gendarmerie garde le silence sur l’avancée des expertises.
Réactions locales et émotion
Le quartier Tsinga village est sous le choc. Les voisins décrivent une église tranquille, des pasteurs discrets. Personne n’avait imaginé une telle découverte.
« On voyait des gens entrer et sortir. Rien de suspect. Mais les crânes… c’est effrayant. On se demande si des personnes ne manquent pas à l’appel dans le quartier. »
Témoin anonyme, résident de Tsinga (propos recueillis par correspondant local, non vérifiés).
Sur les réseaux sociaux, l’affaire enflamme les commentaires. Certains appellent à la « chasse aux sorciers », d’autres réclament la transparence de la justice.
Que risque-t-on pour profanation de sépulture et détention d’ossements ?
Le code pénal camerounais punit sévèrement les atteintes aux morts. La profanation de sépulture, le vol d’ossements ou leur détention sans autorisation sont des délits (articles 242 et suivants) pouvant aller de 5 à 10 ans d’emprisonnement, voire plus si les ossements sont liés à un meurtre.
Si les crânes proviennent de victimes d’homicide, les suspects pourraient être poursuivis pour complicité ou recel de cadavre.
Et maintenant ?
Les deux suspects sont toujours en garde à vue. Le parquet de Yaoundé devrait ouvrir une information judiciaire dans les prochains jours. Des experts légistes vont examiner les crânes pour déterminer :
- Leur âge approximatif (fraîcheur ou ancienneté des restes)
- Le sexe des défunts
- D’éventuelles traces de traumatismes (indice d’un meurtre)
- Si les ossements proviennent de sépultures ou d’un autre lieu.
Le pasteur Leimegne Roger sera entendu. L’église pourrait être mise sous scellés.
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#Cameroun #Tsinga #Profanation #CrânesHumains #JusticeCamerounaiseLire aussi
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