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CAMEROUN :: Bafoussam : un voisin terrorise le quartier Toket, la police accusée d'inaction :: CAMEROON

Un voisin armé d'une machette, des murs détruits, et la police silencieuse

Un quartier entier vit sous la menace d'un seul homme. À Toket, dans l'arrondissement de Bafoussam 3, des riverains documentent depuis plusieurs semaines des agressions répétées commises par un voisin : menaces à la machette, démolition de murs, accaparement de terrains. La 4e brigade de police de Bafoussam est dans le collimateur des habitants, accusée d'ignorer leurs signalements.

Ce qui se passe au quartier Toket de Bafoussam

Les faits se déroulent dans le quartier Toket, sous la juridiction de l'arrondissement de Bafoussam 3, dans la région de l'Ouest du Cameroun. Les résidents de ce secteur populaire décrivent une situation de terreur quotidienne entretenue par un voisin dont le comportement a escaladé progressivement jusqu'aux menaces physiques directes.

Les incidents documentés sont multiples et graves. L'individu menace les habitants avec une machette. Il détruit des murs de propriétés privées. Il s'approprie des parcelles de terrain qui ne lui appartiennent pas. Une victime a témoigné directement auprès d'Equinoxe TV, décrivant avec précision sa stratégie de survie quotidienne : elle rentre chez elle en se cachant, par crainte d'être attaquée à la machette.

La 4e brigade de police de Bafoussam a été informée de la situation. Les habitants affirment pourtant que les forces de sécurité n'ont pris aucune mesure concrète pour interpeller l'individu ou protéger les riverains.

Pourquoi cette situation perdure malgré les signalements

L'inaction des forces de l'ordre dans ce type de situation n'est pas une anomalie isolée au Cameroun. Elle révèle des dysfonctionnements structurels. Le grand banditisme urbain au Cameroun se nourrit souvent de zones grises institutionnelles : des faits qui n'atteignent pas le seuil du flagrant délit traité en urgence, mais qui créent une terreur diffuse dans des quartiers à faible visibilité médiatique.

Plusieurs facteurs expliquent la persistance de la situation. Les conflits fonciers sont fréquents dans les quartiers périurbains de Bafoussam, où la propriété terrestre est souvent l'objet de litiges non résolus. Lorsqu'un individu capitalise sur ces ambiguïtés pour imposer un rapport de force physique, les victimes se retrouvent dans une position paradoxale : elles subissent des actes criminels, mais la documentation juridique préalable à une arrestation reste complexe à réunir.

Le silence de la 4e brigade de police peut aussi refléter un manque de ressources opérationnelles, une hiérarchisation des interventions, ou dans le pire des cas une indifférence institutionnelle aux signalements provenant de quartiers populaires.

Comment la terreur de voisinage s'installe et se normalise

La terreur de voisinage se définit comme un processus par lequel un individu impose, par la menace répétée et la violence de basse intensité, un état de peur durable sur une communauté résidentielle. Ce mécanisme fonctionne précisément parce qu'il reste en dessous du seuil du crime spectaculaire qui mobilise immédiatement les forces de l'ordre.

Les étapes sont connues : premières provocations ignorées, escalade progressive, normalisation de la peur chez les victimes, développement de stratégies d'évitement comme cette femme qui entre chez elle en se dissimulant. Chaque évitement non sanctionné est interprété par l'agresseur comme une validation de son impunité.

L'accaparement de terres qui accompagne les menaces physiques ajoute une dimension économique au conflit. Il ne s'agit plus d'un simple trouble de voisinage. C'est une tentative d'appropriation foncière par la violence un acte qui relève du code pénal camerounais sous plusieurs qualifications.

Les habitants réclament l'arrestation de l'individu avant qu'il "prenne des actions encore plus folles" leur propre formulation. Cela signifie que les riverains perçoivent une escalade imminente. Ce signal d'alerte communautaire est lui-même un indicateur que la fenêtre d'intervention préventive se referme.

Sécurité du quartier et crédibilité des forces de l'ordre

À court terme dans les six à douze prochains mois l'absence de réponse de la police de Bafoussam dans ce dossier comporte un risque réel d'escalade violente. Soit l'individu franchit le seuil du passage à l'acte grave, soit les riverains, excédés, réagissent collectivement. Les deux scénarios sont dangereux et évitables.

À plus long terme, sur trois à cinq ans, ce type d'affaire illustre un enjeu systémique : la sécurité des quartiers populaires camerounais ne peut pas reposer uniquement sur la réactivité médiatique. Quand c'est la prise de parole sur Equinoxe TV qui force l'attention, cela signifie que les mécanismes ordinaires de signalement et d'intervention ont échoué.

La crédibilité des forces de sécurité dans les circonscriptions périurbaines se construit sur leur réactivité aux petits signaux avant que les grandes crises n'éclatent.

Une communauté qui attend, un État qui doit répondre

Une femme entre chez elle en se cachant. Des murs sont démolis. Des terres sont volées. Et un homme continue de circuler librement avec une machette. La question que posent les habitants de Toket est simple : à quel moment la sécurité publique à Bafoussam devient-elle une réalité quotidienne, et pas seulement une promesse institutionnelle ?

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