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CAMEROUN :: La drogue, nouvelle arme pour éliminer des adversaires ? :: CAMEROON

Incinération expresse de drogue saisie, arrestations ciblées dans la police, questions sans réponses. Au Cameroun, une série d'événements rapprochés interroge sur l'utilisation de la drogue comme outil de règlement de comptes institutionnel. Les faits s'enchaînent trop vite pour être le fruit du hasard.

Une chronologie qui intrigue

Tout commence par une saisie de drogue dont les détails restent flous. L'identité de l'expéditeur n'a jamais été révélée. Le transitaire non plus. Puis vient l'ordre d'incinération. Urgente. Sans transparence. Les caméras ne filment pas. Les journalistes ne sont pas conviés. La drogue disparaît dans les flammes sans laisser de traces exploitables pour une enquête.

Vingt-quatre heures plus tard, coup de théâtre. Le chef de la police judiciaire du Littoral est arrêté. Motif officiel : la drogue. La coïncidence interpelle. Pourquoi n'avoir pas attendu les résultats d'une enquête préalable avant de brûler la preuve ?

Un mode opératoire déjà vu

Ce scénario n'est pas inédit. Il y a quelques mois, le commissaire de l'aéroport était interpellé dans des circonstances similaires. Drogue saisie. Drogue brûlée. Puis arrestation. Dans les deux cas, aucune interpellation préalable des présumés trafiquants. Aucune inculpation publique. Juste des cadres de la police qui tombent, l'un après l'autre.

La question se pose : ces saisies étaient-elles réelles ou instrumentalisées ? La destruction précipitée des preuves empêche toute vérification indépendante.

Les zones d'ombre d'une affaire d'État

Qui a ordonné l'incinération immédiate ? Pourquoi une telle urgence ? Dans un pays où la drogue est décrite comme "démocratisée", selon les termes de l'analyse, cette destruction systématique des scellés est un non-sens procédurier. Normalement, la drogue saisie doit être conservée comme pièce à conviction. Elle ne peut être détruite qu'après jugement définitif.

Mais ici, le jugement n'a même pas eu lieu. Les suspects ne sont pas identifiés. Seuls des policiers sont arrêtés, après que les preuves ont disparu.

Les répercussions pour l'institution policière

À court terme, ces arrestations créent un climat de terreur au sein de la police. Les cadres ne savent plus sur quoi ils peuvent être pris. La drogue devient un motif commode, difficile à contester, impossible à vérifier une fois les preuves brûlées.

À long terme, c'est la crédibilité de la Direction Générale de la Sûreté Nationale qui est en jeu. Que cherche vraiment le DGSN avec ces affaires de drogue à répétition ? Assainit-il ses troupes ou règle-t-il ses comptes ? La confusion des genres est totale.

Des questions sans réponses qui en appellent d'autres

Qui était l'expéditeur de cette drogue dont on ne connaît toujours pas le nom ? Pourquoi le transitaire n'a-t-il pas été inquiété ? L'urgence de brûler la drogue sans transparence visait-elle à protéger quelqu'un ou à en accuser un autre ? Et surtout, combien d'autres cadres tomberont sous ce même motif, pratique et imparable ?

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