Actualités

Allo Docteur Diaspora économie françaiscamer françafrique insolite LE SAVIEZ-VOUS

Culture

Art cinéma livre musique

Expression libre

débat droit point de vue

AFRIQUE :: LIBYE : LA MORT DE SEIF AL-ISLAM KADHAFI – UNE DOULEUR QUI DEPASSE L’HISTOIRE :: AFRICA

La nouvelle de la mort de Seif al-Islam Kadhafi, fils du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a secoué hier la scène politique et humaine de la Libye et, au-delà, celle de toute l’Afrique. L’annonce de son décès, confirmé par ses proches, évoque une attaque armée dans sa résidence à Zintan, où quatre hommes masqués auraient pris d’assaut sa maison avant de l’abattre. Dans cet acte violent se mêlent tristesse profonde et ironie tragique. Seif al-Islam, âgé de 53 ans, a connu une vie marquée par les ombres de l’histoire de son pays – une existence où se côtoyaient espoir de réformes, héritage politique et blessures ouvertes depuis la chute du régime de son père.

Nombre d’observateurs avaient vu en lui, dans les années 2000, une figure différente, un visage éduqué à l’étranger, tourné vers des réformes et prêt à dialoguer avec le monde. Pourtant, cette image s’est effritée au fil du temps, étouffée par les épisodes les plus sombres de la guerre qui a emporté son père et par les responsabilités politiques et militaires qu’il a lui-même assumées dans des moments de crise. On peut certes condamner les actes et les décisions politiques auxquels il a été mêlé, certains ayant valu des accusations de crimes contre l’humanité, mais aujourd’hui, au-delà des opinions et des reproches, se dresse la figure d’un fils tombé dans une Libye fracturée, où les divisions politiques et les luttes de pouvoir continuent de couler le sang.

 

La mort de Seif al-Islam rappelle tragiquement que la violence ne s’éteint jamais vraiment, même après la disparition des hommes les plus puissants. Elle laisse derrière elle une famille meurtrie, des souvenirs contradictoires et, surtout, un pays encore à la recherche de stabilité. Les souffrances personnelles traversent ici la grande Histoire, et chaque vie perdue est une blessure ouverte dans le tissu fragile de la nation libyenne. Dans cette douleur universelle résonne aussi l’héritage complexe de Mouammar Kadhafi, dont la trajectoire politique a profondément marqué l’Afrique. Reconnu par certains comme un panafricaniste chevronné, il a été une figure de l’unité africaine, appelant à la solidarité entre les peuples du continent, tout en portant un lourd héritage de pouvoir autoritaire qui a divisé et polarise encore.

Aujourd’hui, la mémoire de ce père se confond avec celle de son fils disparu, comme deux visages d’une même tragédie. Au-delà des jugements et des polémiques, ce qui reste, c’est une vie perdue, un fils mort dans la violence et une nation encore meurtrie. En pleurant Seif al-Islam, nombre de Libyens pleurent aussi les promesses non tenues – celles de paix, de réconciliation et d’un avenir apaisé. Dans ces larmes, il n’y a ni triomphe ni revanche, juste une tristesse profonde pour ce que l’Afrique continue de traverser, entre espoirs brisés et chemins encore à tracer. (sources courrier du cameroun)

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

partenaire

Vidéo de la semaine

MBOU MBOU EMILE ancien Lion Indomptable...l'entretien avec Sopieprod

Christophe TAPA DE LA CCFNA dévoile les contours d'un événement fédérateur

PIERRE LECHANTRE en entretien avec Hilaire SOPIE

FESTAFRIC 2025 REPORTAGE SIGNE Hilaire SOPIE

Sa Majesté CECILE HENRIETTE installée ce jour à Paris

Vidéo

Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur

Valsero rend hommage à Anicet Ekanè et analyse le peuple camerounais à Bruxelles

Marianne Ekanè interpelle Nathalie Yamb

Issa Tchiroma se proclame vainqueur et propose une transition pacifique

Fadimatou Iyawa à Bruxelles : sa colère contre la BAS et son déni de nationalité

il y a une semaine

il y a un mois

il y a un an