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Nouvelle capitale de Guinée équatoriale contre autoroute inachevée au Cameroun : le paradoxe :: CAMEROON

En Guinée équatoriale, l’histoire récente illustre une transformation géopolitique et urbanistique majeure. Après presque deux décennies de travaux, Ciudad de la Paz, anciennement connue sous le nom d’Oyala, a été proclamée officiellement capitale politique du pays en janvier 2026, remplaçant Malabo sur l’île de Bioko dans un mouvement stratégique voulu par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Cette décision, actée par décret présidentiel, vise à rapprocher le cœur administratif du pays de sa façade continentale tout en répondant à des enjeux de sécurité, de logistique et de déséquilibre territorial. 

La construction de Ciudad de la Paz n’est pas un simple chantier urbain, mais un projet d’envergure conçu pour accueillir jusqu’à 200 000 habitants sur plus de 32 000 hectares, avec des infrastructures administratives, universitaires et résidentielles pensées pour faire de cette ville un pôle moderne au cœur de la forêt équatoriale. Le transfert des services étatiques vers ce nouvel espace devrait s’étaler sur l’année, marquant ainsi une rupture nette avec l’héritage colonial et structurant le pays autour d’un centre administratif moderne. 

Ce bouleversement contraste fortement avec la lenteur des grands chantiers d’infrastructure dans les pays voisins comme le Cameroun. Dans ce pays pourtant riche en ressources et moteur économique de l’Afrique centrale, l’autoroute reliant Yaoundé à Douala une artère vitale de connectivité territoriale est loin d’être achevée. Lancée en 2014, cette infrastructure longue de 196 kilomètres n’a vu que 60 km réalisés à ce jour, malgré des annonces répétées de lancement de phases ultérieures et des budgets colossaux mobilisés. Les difficultés d’exécution et les retards répétés soulèvent des questions sur la capacité des autorités à livrer des projets structurants dans des délais raisonnables. 

Le contraste entre une capitale entièrement repensée, érigée au milieu de la forêt, et une autoroute nationale qui avance au ralenti illustre un paradoxe saisissant dans la gestion des grands travaux publics en Afrique centrale. D’un côté, une ville nouvelle entièrement planifiée, financée en grande partie par les revenus pétroliers et soutenue par des partenariats internationaux, devient le symbole d’une ambition politique et territoriale renouvelée. De l’autre côté, un projet d’infrastructure crucial pour l’intégration nationale reste inachevé après plus d’une décennie.

Au-delà des aspects techniques et financiers, ces deux réalités posent des questions profondes sur les priorités nationales et les défis de développement économique auxquels sont confrontés les États de la région. Dans un contexte où la modernisation des infrastructures est essentielle pour stimuler la croissance, quel modèle de gouvernance et d’exécution des grands travaux permettra enfin de transformer durablement le quotidien des populations ?

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