Actualités

Allo Docteur Diaspora économie françaiscamer françafrique Géopolitique insolite LE SAVIEZ-VOUS Panafricanisme Politique Sérail

Culture

Art cinéma livre musique

Expression libre

débat droit point de vue

Cameroun - Présidentielle 2025 : pourquoi le recours du MANIDEM sera balayé par le Conseil constitutionnel

Le rejet prévisible du recours du MANIDEM devant le Conseil constitutionnel camerounais n’est pas un incident isolé. Il s'inscrit dans une longue tradition de partialité des institutions camerounaises, où le droit est souvent mis de côté au profit d'intérêts politiques étroits. Le 26 juillet 2023, ELECAM a rendu publique la liste des treize candidats retenus pour l’élection présidentielle prévue en octobre 2025. Un document pourtant déjà largement diffusé sur les réseaux sociaux deux jours auparavant, notamment par un journaliste notoirement proche du pouvoir, sans réaction officielle.

Dans cette liste, l'absence de Maurice Kamto, principal opposant au régime, a confirmé les craintes d’une exclusion politique ciblée. Officiellement, c’est une double candidature du MANIDEM qui aurait motivé la disqualification. Pourtant, le RDPC, parti au pouvoir, a présenté deux candidatures  sans susciter la moindre contestation juridique. L'incohérence dans l'application des règles électorales révèle une volonté manifeste d’écarter certains concurrents jugés dangereux pour l’ordre établi.

Le recours du MANIDEM auprès du Conseil constitutionnel ne devrait guère faire illusion. Cette institution, censée être le garant de la légalité du processus électoral, s’est habituée à se déclarer « incompétente » chaque fois qu’il s’agit de prendre une décision qui pourrait remettre en question la stratégie du pouvoir. Elle n’a jamais exigé, par exemple, la publication de la liste électorale nationale, pourtant essentielle pour garantir la transparence du scrutin.

Lorsque viendra le moment de proclamer la victoire de Paul Biya, cette même institution retrouvera soudainement sa compétence constitutionnelle, légitimant un processus biaisé de bout en bout. La logique est simple : fermer les yeux quand le droit dérange, les rouvrir pour certifier des résultats prédéterminés. Ce double standard détruit peu à peu la légitimité démocratique d’un système électoral en panne de confiance citoyenne.

En bloquant des candidatures comme celle de Kamto sur des bases contestables, les autorités judiciaires et administratives renforcent un climat de défiance. Elles sapent la crédibilité de l’élection à venir, accentuant la fracture entre un pouvoir figé et une jeunesse qui réclame transparence, équité et respect du droit.

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

#KamtoRejete #Manidem2025 #ElecamCameroun #ElectionFraudee #Biya2025 #ConseilConstitutionnel #CriseDemocratique

partenaire

Vidéo de la semaine

Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris

TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026

AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON

GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris

HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES

Vidéo

Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles

WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir

Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires

Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise

Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur

il y a une semaine

il y a un mois

il y a un an