Temps et Châtiments cruels et inhabituels au Cameroun
© Correspondance : Cl2p | 11 Aug 2020 08:50:00 | 2681Au moment où le « Nnôm Ngui » tient un Conseil purement figuratif de la magistrature suprême qui consacre sa position de de facto de magistrat suprême, dans le processus, abolissant la séparation des pouvoirs et affinant l’état de surveillance de haute technologie avec zéro espoir d’une réforme massive, nous militons plus que jamais contre un dictateur qui ne voit aucune valeur dans la séparation des pouvoir. Nous sommes en réalité au Cameroun face à des personnages qui ne peuvent simplement pas comprendre l’idée de la séparation des pouvoirs.
Au CL2P, nous savons toujours que la concentration des pouvoirs autour de l’exécutif et du gouvernement est une mauvaise habitude qui n’augure rien de productif. En conséquence, les prisonniers politiques reconnus par notre organisation ont toutes de longues peines de prison dites préventives ou définitives qui équivalent de facto à la prison à vie avec récemment le cas emblématique d’un prisonnier politique anglophone décédé enchaîné à son lit d’hôpital sans même avoir eu à comparaître en quatre (04) ans un seul jour au tribunal.
Sur ce point, le CL2P doit dire que de nombreux pays civilisés décomptent le temps d’incarcération différemment de la dystopie des satrapes Africaines. Aux États-Unis, par exemple, pays qui compte pourtant le plus grand nombre de personnes incarcérées, un an de prison compte pour 8 mois, plus 5 jours par mois de crédit pour bonne conduite et contribution productive.
Toujours aux Etats-Unis, la plupart des détenus ne purgent que la moitié de leur peine avant d’être transférés dans des maisons de transition ou sous probation. En pratique, une personne condamnée à 5 ans de prison purge en fait 2,5 ans. Dans ce contexte, des prisonniers politiques comme Jean-Marie Atangana Mebara doivent avoir été libérés depuis longtemps.
Bien entendu, au Cameroun, il n’y a pas de maison de transition ni de probation. Nos prisonniers politiques n’ont d’office aucun mérite pour leur bon comportement et leur contribution positive.
En effet, la relation entre le “Nnôm Ngui” ‘Chef des chefs) et nos prisonniers politiques est purement anthropophagique et profondément troublante. Ils servent d’abord d’outils de propagande pour les 4 décennies de chaos et d’arme de dissuasion pour la domination psychologique des masses dans un contexte politique où la plupart des gens sont faits pour être dociles, abrutis au quotidien par des ethnofascistes cupides et véreux, se complaisant dans une victimisation de laissés pour compte de la mondialisation et des théories du complot frauduleuses sur la communauté internationale. C’est cela l’armature idéologique de ces idéologues et charlatans enthousiastes du régime en place au Cameroun depuis 1982.
Il va sans dire que dans un tel processus, ils sont naturellement insensibles à l’absurdité et à la criminalité du régime de Yaoundé, y compris quand ce dernier prive cyniquement à des innocents leurs droits humains élémentaires, tel que pouvoir se soigner sans être menotté sur un lit d’hospitalisation.
Au CL2P, nous disons que ça suffit!!!
Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Recensement Cameroun 2026 : le fiasco d'un pays qui ne sait plus se compter
- Le piège que Biya s'est tendu avec la vice-présidence
- Note de lecture critique du Rapport Pays 2026 de la BAD : un ton de résilience qui masque la misère
- Saccage des ambassades : La lettre ouverte Shanda Tonme à certains compatriotes de la diaspora
- Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
ELVIS KOYAWEDA de SCI CAPITALNOTRE INVITE
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
États-Unis - Golfe : la présence américaine disparaît, voici pourquoi
Allemagne - AfD : deux documents pour réorienter la politique étrangère
La diaspora camerounaise prévient : « Aucun investissement sûr sous Biya »
Cameroun - Firmin Bakabe prend la défense du Général de Brigade Tobie Gabriel Ngolo Ngomba
Cameroun - TOLLCAM réclame 35 milliards à l'État devant la CCJA
il y a un mois
Ali Bongo brise le silence : « Le Gabon mérite la vérité »
Cameroun - Santé de Paul Biya : Ntimbane Bomo interpelle Mvondo Ayolo
Cameroun - Ntandoum Watat: Lauréat du Prix d’excellence du meilleur apprenant en Hôtellerie-Restauration-DQP 2024-2025
Cameroun - Douala : Djeuga Palace sommé de libérer 1ha de l'ex-REGIFERCAM en 48h sur ordonnance du Tribunal
Drame sur la N3 : bus contre camion, 12 morts au Cameroun
il y a un an