Actualités

Allo Docteur Diaspora économie françaiscamer françafrique Géopolitique insolite LE SAVIEZ-VOUS Panafricanisme Politique Sérail

Culture

Art cinéma livre musique

Expression libre

débat droit point de vue

Cameroun - Constitution : Jean Bahebeck,(Upc), “La première chose à modifier c'est la méthode”

La première chose à modifier dans notre constitution, c’est la méthode. Et de ce point de vue, dans l’histoire de l’humanité, toutes les révisions sérieuses de constitution qui ont tenu dans la durée et l’acceptation sociale, ont intégré au préalable les principales forces politico-sociales en présence ou en conflit. Les modifications unilatérales de constitution par un parti au pouvoir sont la source de nouveaux conflits sociopolitiques.

Ceci dit, les modifications attendues, sont celles susceptibles de contribuer aux règlements des problèmes et conflits sociopolitiques de l’heure. Ces problèmes et conflits sont nombreux. D’abord, nous avons la décentralisation et la mal gouvernance qui ont provoqué la guerre de cessation. De l’ex Kameroun occidental sud. Ensuite, la question des élections présidentielles en termes de nombre de tours et de limitation des mandats. Puisque la longévité au pouvoir pose problème, nous pourrions nous limiter à un quinquennat une fois renouvelable.

C’était d’ailleurs l’esprit de la constitution de 1996. Les élections quant à elles devraient se faire en un tour. Troisièmement, la question de la carte administrative du pays devrait être revue car, elle divise arbitrairement certaines communautés et regroupe injustement d’autres. Cette carte administrative devrait se corriger pour éviter les injustices néocoloniales qui ont éparpillées certaines tributs comme les Bassa’a et les Tikars dans trois régions différentes dans le but de les sanctionner pour leur combat pour l’indépendance. Les Bassa’a aimeraient tous être du Littoral.

En quatrième position, il faudrait revoir la question de l’indépendance de la justice au service de certains partis et candidats, pas d’autres. Et pour terminer, la question de l’impartialité de la loi électorale, d’Elecam et du contentieux électoral.

La loi électorale doit faire cinq régies majeures. La première serait de pénaliser l’usage des moyens de l’Etat pour les campagnes partisanes par les hauts fonctionnaires. Puis, il faudrait égaliser les allocations de campagne pour les partis ayant un bilan électoral passé ou présent. Ensuite, il faudrait supprimer les cautions pour les partis ayant un bilan électoral passé ou présent. La quatrième régie serait de pénaliser la fraude électorale.

Il faudrait également universaliser les élections à deux tours et limiter les mandats à deux par types d’élections. En dernière position, il faudrait créer un statut de l’opposition légitime basé sur le bilan électoral décennal.

Pour ce qui est d’Elecam et de la cour constitutionnelle, ils devraient créer une commission multipartite de nomination et une procédure de nomination qui exige un parcours irréprochable dans la durée.

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

data-article="auto">

partenaire

Vidéo de la semaine

Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026

Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris

TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026

AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON

GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris

Vidéo

Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles

WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir

Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires

Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise

Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur

il y a une semaine

il y a un mois

il y a un an