Cameroun - Certificat de Bonne et mauvaise citoyenneté dans la Zombification Apocalyptique de Yaoundé
© Correspondance : CL2P | 07 May 2020 17:22:00 | 3450Le régime de Yaoundé, en pilotage automatique avec un chef d'État porté disparu depuis plus de deux mois, pour continuer à s’accrocher et a s’éterniser de façon illégale au pouvoir en volant les élections à répétition, contre vents et marées, a néanmoins trouvé l’astuce cynique de gouverner en délivrant des certificats de bonne et de mauvaise citoyenneté dans le pays, commençant (comme nous avons déjà eu à le noter) depuis sa création en 1960 avec les patriotes et combattants de la liberté de l’UPC (Union des Populations du Cameroun) qui ont été étiquetés comme des «maquisards» pour décrire des sauvages et des vampires sanguinaires qui convoitent sans cesse le sang d'innocents Camerounais.
Aujourd’hui le “maquisard” a été remplacé par le traitre a la nation, une espèce d’individus a la tête d’une cabale internationale et intergalactique pour endormir les Camerounais et s’emparer, avec sacrilège, du pouvoir de droit divin du Nôm Gui.
Cette forme de «nationalisme», partout dans le monde aujourd'hui, est de retour - et elle est souvent profondément troublante.
Les politiciens populistes, tels que les apparatchiks de l'État à parti unique, le RDPC, exploitent le nationalisme à des fins autoritaires, chauvinistes, ethnofascistes et xénophobes, renforçant l'idée selon laquelle le nationalisme est fondamentalement réactionnaire et antidémocratique.
En effet, le régime de Yaoundé est allé jusqu'à refuser l'aide des Camerounais ordinaires pour lutter contre le virus, car ils étaient considérés comme de mauvais citoyens (parce que opposants au système politique en place depuis 1960).
Ils existe également une longue liste de prisonniers politiques et un gouvernement tout entier reconnu par notre organisation condamné à mort dans les prisons privés du dictateur, qui est entrain d’atteindre avec le cynisme froid qu’on lui connaît, son objectif politique en utilisant le coronavirus pour écarter définitivement du champ de bataille politique des Camerounais considérés comme de mauvais citoyens, simplement, parce qu'ils ne sont pas fidèles au Nôm gui ou perçus comme tel.
Le coronavirus, cependant, a déclenché plus que la mort. Les fissures politique et sociales sont entrain de se métastasées dans des poudrières souterraines à Yaoundé; entraînant une chaîne de dominos prête à exploser à la figure de tous les Camerounais.
Le passé est toujours avec nous, tout comme nous essayons de le larguer. « La démocratie apaisée » à Yaoundé a toujours été plus fragile que nous ne voudrions le reconnaître.
Au CL2P, en plus, nous pensons que loin d’être une force perverse, le pouvoir du nationalisme réside dans sa capacité à autonomiser les individus et à répondre aux besoins humains fondamentaux. Son utilisation peut être utile pour reproduire des coalitions qui garantiront que tous les citoyens partagent les biens culturels, politiques et économiques essentiels.
Le nationalisme aide à mettre l’accent sur la nation d’abord, ce n’est pas un moyen de défendre la suprématie ethnofasciste mais de redistribuer les responsabilités et de partager les avantages de manière plus démocratique et juste dans un pays qui n’a pas d’autres choix que l’égalité et la justice sociale.
Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P
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