Cameroun - « bonne gouvernance »: Critique du concept tel que défini et utilisé par le Pr.Viviane Ondoua Biwole
© Correspondance : Jacques P. Nguemegne.Ph.D | 23 Mar 2020 09:02:00 | 2914Je viens de voir sur le site et la publication en ligne denomés ‘’Sputnik’’, dont reference est metionnée en note, quelques éléments de la définition et ou d’explication de la notion de « gouvernance » ou de « bonne gouvernance » tel que énoncés par le Pr. V Ondoua Biwolé.
Ces deux definitions ou affirmations sont mises en exergue par la publication, ont essentiellement retenus mon attention. Elles sont libelées comme suit :
(1) « Le bonne gouvernnance s’appuie sur les principes de base tels que l’efficcité, l’efficience, la pertinence, l’équité, la durabilité, l’éthique, la transparence, l’inclusion, le respect de l’environnement’ »
(2) « La gouvernance est un ‘tout homogène’ – donc quand il y a une crise qui déclenche, sans doute, le dispositif de gouvernance dysfonctionne-t-il »
1 Citée par Simo, Anicet,(2020) « L’afrique a besoin d’ « Une nouvelle race de dirigeant», Sputnik ( 19 mars), tiré de https://fr.sputniknews.com/afrique/202003191043329058-lafrique-a-besoin-dune-nouvelle-race-de-dirigeants / (consulté le 20 mars 2020).
En général, je pense que Mme Biwole a un sérieux problème de conception de la notion de gouvernance. Elle semble concevoir sa définition avec une certaine légèreté. Elle ne fait pas trop attention aux petits détails et aux implications qu’ils pourraient avoir sur la perception qu’elle projette du phenomène. Or, toute personne qui exerce dans le dommaine de la science ou de la recherche scientifique sait que, la solidité de toute théorie tient aux sérieux avec lequel nous en définissons les prémisses. Ces éléments qu’on croit banals peuvent à la fin ruiner la belle construction théeorique ou idéologique que nous pensions inattaquable, en y faisant apparaitre des fissures et parfois meme de trous béants. Et, nous souhaitons tous que nos concepts, nos developpements et notre constuction théorique ne soient pas remis en cause ou attaqués par le premier venu.
Sur le premier point, je pense qu’il est infondé d’affirmer que, « La bonne gouvernnance s’appuie sur les principes de base, tels que l’efficacité, l’efficience, la pertinence, l’équité, la durabilité, l’éthique, la transparence, l’inclusion, le respect de l’environnement » . . Ces 9 principes cités, en effet, ne sont pas des « bases » du concept de la bonne gouvernance, en soi. Ils ne se situent pas au « principe » , c’est –a-dire au fondement du concept. En d’autres termes, ces principes ne constituent pas ce sur quoi s’assoit la gouvernance. Il ne sont pas sa « fondation » ou meme son « fondement ».. Ce sont au contraire ce ‘pourquoi « la bonne gouvernance est mise en place. C’est ce que cette forme de gouvernance « vise ». Ce qu’elle a comme « projet » ou « objectif »(objectives) ou but (Goal). Il aurait mieux valu de dire que ces 9 principes sont « ce que recherche » , « veut atteidre » ou encore « la ou veut arriver », la bonne gouvernance. Par exemple, c’est juste de dire que la bonne gouvernance vise l’éfficacite de l’administration ou du système de gouvernement, que de dire que la bonne gouvernance a pour base l’efficacité. Tout est dans cette nuance.
Pour être plus claire, les principes ou les bases de la bonne gouvernance ce sont, par exemple , le choix démocratique des dirigeants ( p.ex l’élection à la majorité simple ( de 50% plus une voix)); l’adoption la méritocratie ou du principe du mérite ou la selection compétitive ou
concurrentielle des ressources humaines, pousuivant l’idéal du « right man at the right place »; une organistion scientifique du travail ( Taylor et ) , une programmation par objectifs prioritaires; une collecte et utilisation systématique et rationelle des ressources ( y compris des donnees en tout genres) qui évite les gspillages; l’interdiction de l’usage des fonds publics ( de l’organisation) à des fins privées , une dirigeance ( ou leadership) ouverte , participative , à l’ecoute des membres de l’organisation , solidaire des sentiment des meebre( empathique) et qui se renouvelle dans le temps à court ou moyen terme ( alternance, mais pas à trop long ou à long terme); la recherche absolu des resultats qui sont fixés en fonction des objectifs communs et qui, en définitive vise le bien–etre des membres de l’organisation et de l’organistion tout entière ( la communauté). Il est entendu que, l’apprécition des résultats (ou évaluation) qui se fait, par les membres de la communauté (élections libres, transparentes, indépendantes et juste) ou par des personnes à qui cette tache est déléguée sur la base de leurs compétences technocratiques. Ces évaluations, elle-meme étant permanentes sur des sequences periodiques bien définies et se complètant par une sommative en fin de mandat des responsables; etc,
(3) Sur la deuxième affirmation selon laquelle, « « La gouvernance est un ‘tout homogène’ – donc quand il y a une crise qui déclenche, sans doute, le dispositif de gouvernance dysfonctionne-t-il »
Ce qui me gène, c’est la notion de «tout homogène ». En effet, d’après moi, la gouvernance, bien qu’on puissse la considérer comme « un objet » ou un «sujet » d’étude ou d’analyse, n’est pas, littéralement, un objet et , qui plus est, un objet figé. La gouvernance n’est pas une «chose».Elle ne l’est pas à la manière d’une organisation, d’une communauté ou d’un État. La gouvernance n’est pas, pour tout dire, une structure. La gouvernance est une méthode ou une approche d’organisation, d’administration, de gestion ou de gouvernement. Il s’agit d’un processus ou d’une culture.En ce sens,, on peut dire que, justement, la gouvernance est bonne est bonne ou mauvaise. Ceci pour exprimer le fait et en qual sens,, par exemple, elle informe la manière d’organiser la communauté, ou de choisir les dirigeants ou de selectionner le personnel ou d’utiliser les ressources ou d’organiser le travail, etc.
Bien sur, elle peut etre qualifiée comme bonne ou mauvaise. C'est-à-dire comme acceptable ou non, selon qu’on la juge par la forme de son processus ( p.ex., s’il est ouvert, légitime, inclusif, à l’écoute , démocratique, autocratique, représentaif ou non etc, compatible avec l’environnement, équitable , durable ) ou alors par la finalité , selon que les objectifs du groupe tels que fixés sont atteint ou non ( p.ex.,on dira qu’elle est efficace, efficiente , pertinente, équitable,, protége l’environnement ) etc,.
La gouvernance est un processus dynamique ». Non pas en ces sens qu’elle change forcément et à tout prix et tout le temps, Mais, en ce sens qu’elle est susceptible d’amélioration ou de désaggrégation. Car en fait, il y va de la gouvernance, comme, par exemple de la démocratie. La démocratie est, dans son corpus idéologique fondée sur des principes quasi immuables c’est-à dire irremplacables. Nous penson aux pricpes ou canons de base de la démpocratie que sont, la liberté, l’égalité, le libres choix des dirigeants. Le mérite en toute chose, la justice sociale, la transparence, la sacralité de la chose publique, le respect de la difference (diversité et inclusion), et, l’État de droit. Ce sont la quelques principes sans lesquels, il n’y a pas et il n’y aura jamais démocratie. Donc, le système a beau changer ou a beau etre dynamique, on devra sous une forme ou sous une autre, y retrouver ces éléments capitaux. Il en de meme de la bonne gouvernance qui est fondée sur de principes capitaux. De ce point de vu, il n’y aura pas de démocratie, ni de république, ni d’État de droit « africain », tout comme il n’y aura pas de « bonne gouvernance « africaine ». Il y aura une bonne ou une mauvaise gouvernance.
Finalement, le processus et les résultats sont appreciés, jugés ou évalués sur la base des critéres arretés suivant le procédé definit plus haut. On peut constater que ces critéres, dans les sociétés contemporaines tendent à faire l’unanimité des camps aussi bien capitalistes ,que socialistes
et que communistse, aussi bien des Libéraux que des Conservateurs , bref de la Droite que de la Gauche politique et idéologique.
En réalite , on devrait dire non pas qu’une gouvernance est « homogène »; Mais , qu’elle est « cohérente » ou « holistique » pour indiquer le fait pour elle de s’appliquer de la meme facon à toute les institutions ou structures de l’organisation, de la communauté ou de l’État.
En définitive, le chercheur peu rigoureux en nous lisant dira , « il s’agit de petites choses »!, Oui. Mais, ce sont ces petites choses qui sont à la base des grandes choses. La science ne tolère l’« a –peu-près », Il est important, lorsque nous parlons des choses, surtout en tant que spécialiste, de bien nous assurer que nous avons fait le travail necessaire qui permet de les mieux comprendre afin de les expliquer plus efficacement et plus clairement, Une partie du travail consiste à bien creuser ou ausculter les cancepts que nous employons et donc de bien clarifier dans notre esprit les définitions de ces concepts. Ainsi, nous pourrons les utiliser plus efficacement
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