Cameroun - En quête d’un bébé, elle se fait escroquer 7 millions
© Kalara : Odette Melingui | 25 Oct 2019 01:33:00 | 4673L’argent était destiné à l’achat des médicaments pour le traitement des kystes ovariens et le déblocage des trompes utérines. N’ayant pas trouvé satisfaction à son problème, la dame s’est tournée vers les prêtres exorcistes, qui lui ont fait des révélations scandaleuses.
Natalia vient de loin. Après sa crise de folie puis sa guérison grâce aux prières des prêtres exorcistes, elle a décidé de porter plainte à Prisa, son ex-amie, celle qu’elle considère aujourd’hui comme étant la source de ses malheurs. L’accusée, qui est libre de ses mouvements, répond des faits d’escroquerie devant le Tribunal de première instance (TPI) de Yaoundé centre-administratif et plaide non coupable. Les débats ont été ouverts dans cette affaire le 18 octobre 2019 en présence des parties. Seule Natalia a donné sa version des faits. L’affaire a été reportée à une audience ultérieure pour la suite des débats.
En effet, la descente aux enfers de Natalia commence en 2014, lorsqu’elle fait la connaissance de Prisca, naturopathe d’expression anglaise, au marché central de Yaoundé. Les deux dames se sont liées d’amitié, et sont devenues inséparables. C’est alors qu’en 2016, Natalia, qui était secrétaire dans un cabinet d’avocat, a eu des complications avec sa première maternité, qui n’est pas arrivée à son terme. Ayant constaté que sa copine Prisca et son époux étaient spécialisés dans la médecine traditionnelle, elle n’a pas hésité à leur faire part de son désir d’avoir un bébé.
Rejetée et humiliée
Après diagnostic des naturopathes, il s’est avéré que Natalia souffrait des kystes ovariens et qu’elle avait des trompes bouchées. Elle a été mise sous traitement. Pour bénéficier des services du couple, la plaignante dit avoir versé la somme totale de 6,7 millions à Prisca, sans aucune décharge. Bien que n’ayant pas encore trouvé satisfaction auprès de sa naturopathe, Natalia dit lui avoir recommandé des amies, qui avaient les mêmes problèmes qu’elle. « Elle m’a dit que le traitement consistait à faire un lavage des trompes. Elle me prescrivait des potions magiques, que je buvais tous les jours. La dernière fois qu’on s’est vu, elle m’a remis une boîte contenant un liquide, des cauris et une croix diamantée, qui a disparu mystiquement comme ses précédentes potions. Puis, elle était devenue injoignable », a déclaré la plaignante.
Pendant ce temps, Natalia déclare qu’elle n’a pas trouvé de solution à son problème, ainsi que toutes les autres femmes qu’elle lui avait confiées. Après la disparition soudaine de Prisca, la plaignante a plutôt commencé à délirer. Le portail des camerounais de Belgique. C’est grâce aux prières et adorations des prêtres exorcistes qu’elle dit avoir été guérie de sa folie, et a pu enfanter. Natalia déclare avoir découvert il y a peu de temps que Prisca est en réalité une tradi-praticienne. « Les prêtres m’ont révélé que cette femme m’a enfermé dans la bouteille et a disparu pendant un an. Mon corps était devenu son temple. Pendant que je croyais qu’elle me traitait, elle me pourrissait plutôt la vie. J’ai été rejetée et humiliée. J’ai perdu mon emploi à cause d’elle. »
Natalia a souhaité faire comparaître son ancien employeur, comme témoin dans cette procédure. « J’ai travaillé chez lui pendant 12 ans jusqu’à ce que je tombe malade. C’est lui qui m’a soutenu dans cette épreuve. Tous mes autres témoins ont pris la clé des champs. J’aimerais qu’il vienne témoigner », a-t-elle conclu. L’affaire a été renvoyée au 15 novembre 2019 pour la comparution du témoin de l’accusation.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Douala 5e : une femme enceinte meurt électrocutée à Bonabo
- SYNIES : « Pas de mandat », Bamenda et Buea recadrés
- Douala : le calvaire des familles face aux frais de morgue
- Inondations Douala 5e : Sable et Bonamoussadi sous les eaux
- 25 ans après, New York commémore le 11 septembre 2001 au Pentagone
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Afrique - Sahel : Moscou accuse Paris et Kiev de soutenir les djihadistes
Cameroun - Douala : 2 bandits tués par la foule après un braquage
Cameroun - Drame à Balessing : une mère de 28 ans assassinée ?
Succession dynastique au Cameroun : le scénario secret
Cameroun - Affaire Martinez : la guerre des vérités éclate
il y a un mois
Maroc - LIONNES INDOMPTABLES : ELLES ONT BRISÉ LE SIGNE INDIEN EN BATTANT LE NIGERIA
Iran : les 6 conditions qui font trembler Washington
États-Unis - Trump a fui la Turquie caché dans un camion de restauration
Cameroun - Général Beko'o Abondo : l'arbitre de la guerre des clans
Cameroun - Johann Sitchom : de l'Église à la prison de Kondengui
il y a un an