Cameroun - Larmes de crocodile et Confusion politicienne à Yaoundé
© Correspondance : Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P | 16 Jul 2019 14:00:00 | 4487Eldridge Cleaver, militant des Black Panthers, a déclaré: «Il n’y a plus de neutralité dans le monde. Sois-vous faîtes partie de la solution, soit vous faîtes partie du problème. »
C’est en effet le CL2P, par l’intermédiaire de son président, Joël Didier Engo, qui a d’abord appelé à ce que M. Nganang soit jugé aux États-Unis pour incitation au génocide. Maintenant, un chœur des idéologues génocidaires du régime tribaliste et ethno-fasciste de Yaoundé réclame aujourd’hui la même chose, en accusant même les États-Unis d’Amérique de protéger un de ses nationaux, Patrice Nganang.
Le problème ici est que tous ces tristes personnages acquis à la perpétuation d’une dictature sanguinaire au Cameroun font incontestablement partie du problème et non de la solution. Ce sont eux qui soutiennent les institutions de Yaoundé qui rendent les gens comme Nganang possibles. Ils soutiennent sans discernement un système totalitaire conçu pour rendre la vie des Camerounais ordinaires précaire et dénuée de sens. Une société qui veille à empêcher les citoyens à régler pacifiquement les dilemmes démocratiques posés par les hold-up électoraux successifs, le despotisme judiciaire, et la violence militaire perpétré par les escadrons de la mort et les milices tribales du dictateur Paul Biya.
Car le régime de Biya dénie et amoindrit sérieusement les torts qu’il a causés aux prisonniers politiques reconnus par notre organisation et aux Camerounais anglophones en particulier. Le CL2P affirme que ce qu’il faut aujourd’hui, c’est la constitution d’urgence d’une Commission Vérité et de Réconciliation au Cameroun, initiée ou lancée (pourquoi pas) par le gouvernement, où ses victimes seront autorisées à témoigner dans la plus grande clarté et la plus grande honnêteté sur tous les torts que ce régime leur a causés et qu’il continue de leur causer, notamment dans leurs communautés respectives. À mesure que ce grand déballage républicain se ferait avec honnêteté, nous pourrons alors entamer une conversation civilisée, ouverte et respectueuse sur le type d’actions qu’il faut entreprendre pour rétablir le vivre ensemble et l’unité nationale au Cameroun.
Pour autant, le CL2P n’est pas dupe et comprend bien que les contestations publiques et vigilantes permettent aux personnes marginalisées de défier un consensus national hélas toujours exclusif, puis de redonner aux institutions une plus grande équité, crédibilité et même une plus grande autonomie.
Plus précisément, le CL2P affirme que l’état de la démocratie et des droits de l’Homme s’aggrave dangereusement au Cameroun.
Les gens, comme Nganang, sont d’abord un indicateur la dégradation alarmante de la paix au Cameroun, puis un bon exemple sur ces personnes qui exploitent ces pires conditions créées par le régime de Biya. Ils profitent donc de ces conditions pour poursuivre le même genre de projet diabolique de violence inter-ethnique et mimétique glorifiée puis attisée par un pouvoir ethno-fasciste et génocidaire. La réalité dans ce contexte délétère, malheureusement, est que les ennemis de la liberté et de la démocratie peuvent également provenir de personnes prétendant sauvegarder les droits de l’Homme et défendre les droits des minorités, mais nous ne devrions pas nous laisser distraire et abuser. Si nous n’agissons pas maintenant, ces ennemis de la liberté auront définitivement gagné.
Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P
http://www.cl2p.org
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