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Cameroun, Formation professionnelle: Polémique autour de l’Ecole des eaux et forêts d’Afrique centrale

Les étudiants de cette école ont observé un mot d’ordre de grève à la résidence et devant les services du gouverneur.

Les étudiants et apprenants du Centre de formation professionnelle-Ecole des eaux et forêts d’Afrique centrale (Cfp-Eefac) ont pris d’assaut les services et la résidence du gouverneur de la région de l’Ouest le 22 mai 2017. Assis à même le sol, ils revendiquent des clarifications sur l’authenticité des certificats de qualification professionnelle qui y sont délivrés. 

Dans le même temps, certains protestataires exigent le remboursement de leurs frais de scolarité. De sources concordantes, les apprenants en colère affirment avoir été approchés par des informateurs leur indiquant que «les diplômes délivrés dans ladite école ne sont pas reconnus par l’Etat». Les mêmes sources soutiennent qu’«on nous a aussi expliqué que les cachets apposés sur les diplômes de l’Eefac ne sont pas authentifiés». Un mouvement qui a nécessité l’intervention du gouverneur de la région de l’Ouest ainsi que celle du délégué régional de l’Emploi et de la formation professionnelle. Entendu à la légion de gendarmerie de l’Ouest, le promoteur de l’établissement à polémique dénonce des manœuvres orchestrées par les dirigeants d’un établissement concurrent. Serge Stéphane Kuatse explique que «Il s’agit de concurrents qui s’investissent à semer le trouble auprès des apprenants de notre école. Nous précisons néanmoins que notre école est légalement connue, contrairement à nos concurrents qui ne bénéficient d’aucun agrément leur permettant d’exercer.» En outre, soutient la même source «c’est ceux-là qui montent nos étudiants avec des arguties qui ne résistent pas à l’épreuve des faits. 

Les responsables de cette école ont par ailleurs été formés à l’Ecole des eaux et forêts d’Afrique centrale. Les diplômes qu’ils brandissent sont ceux que nous leur avons délivrés et avec lesquels ils ont obtenu des équivalences auprès des instances étatiques.» Des sources proches de la délégation régionale de l’Emploi et de la formation professionnelle indiquent que la grève observée par les étudiants de l’Ecole des eaux et forêts d’Afrique centrale « est le prolongement d’une rivalité observée depuis la création de l’Ecole camerounaise des eaux et forêts (Ecef ». 

Une école concurrente  qui, selon un compte rendu de séance de travail présidée par le secrétaire général des services du gouverneur «exerce dans l’illégalité et fait une concurrence déloyale à l’Ecole des eaux et forêts d’Afrique centrale.» 

A la délégation régionale du ministère des Forêts et de la faune, l’on indique néanmoins que «quoique bénéficiant d’un agrément, le promoteur de l’Ecole des eaux et forêts d’Afrique a été instruit de prendre un certain nombre de mesures afin de se conformer à la réglementation en vigueur.» 

Outre le choix de nouveaux uniformes, l’établissement devra désormais se nommer Centre de formation professionnelle des eaux et forêts d’Afrique centrale

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