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CAMEROUN :: Embouteillages à Bonabéri : Aux grands maux... :: CAMEROON

Les importants bouchons sur la pénétrante Ouest obligent le peloton motorisé routier à intervenir dans la circulation.

Faciliter  la  traversée du pont sur le Wouri. C’est  l’objectif  du système  mis  en place  depuis  quelques  semaines  par  le  commandant du peloton routier motorisé de Bonabéri, Djibrilla Djidda. Peloton dont la compétence va du viaduc jusqu’à Souza, dans  le  département  du Moungo.  Et  à  côté  de  leur mission de lutte contre l’insécurité  routière,  ces  gendarmes  interviennent  dans la  circulation  sur  la  pénétrante  Ouest  en  travaux, même si cela ne fait pas partie de leurs prérogatives.

Le système déployé sur le terrain est de quadriller la zone, gérer le flux de motos, amener les usagers à respecter le  code  de  la  route  car, comme le dit le commandant Djidda, la principale difficulté, c’est l’incivisme. Ainsi, au quotidien, de 5h30 mn jusqu’à 10h parfois, les éléments de la gendarmerie aident à réguler la circulation. « Nous voulons juste faciliter la  mobilité.  Nous  essayons d’aider les gens à rallier leurs lieux.  Si  on  ne  commence pas tôt, ça va être compliqué par  la  suite.  On  quadrille quand  ce  n’est  pas  encore embouteillé et les véhicules qui arrivent par la suite suivent  le  mouvement  »,  explique Djibrilla Djidda.

Les retombées de ce renfort de la gendarmerie suscitent des réactions diverses chez les usagers. Comme ce riverain par exemple, qui estime : « Les embouteillages sont un peu moins graves. Quand tu fais une comparaison avec la situation d’il y a quelques mois,  tu  notes  une  légère amélioration. Mais il y a encore  de  gros  bouchons. Même si ce n’est plus aussi récurrent,  c’est  complètement imprévisible. Et on ne peut pas seulement accuser l’incivisme. Le problème, c’est que l’entreprise qui  fait les travaux ne communique pas assez avec les populations. Il  n’y  a  pas  de  programme. Aujourd’hui une voie est ouverte à la circulation, demain, sans aucune explication, on la ferme. »

Tout  le  monde  ne  partage pas cet avis. Isabelle Manga par  exemple  :  «  Je  ne  vois pas d’amélioration. Pour traverser  le  pont,  quelqu’un  peut  faire  facilement  deux heures. Les embouteillages sont toujours aussi intenses. Je ne sais pas si ce sont les voitures  qui  ont  augmenté ou  c’est  la  population  qui s’est accrue ou si l’entreprise a  accentué  les  travaux.  »

Même  son  de  cloche  chez cette employée d’une entreprise d’Etat qui ne voit pas de  changement.  Elle  cite quelques goulots d’étranglement comme l’échanger  en construction,  4  étages,  le pont. 

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