Cameroun - Reprise des cours : Maigre moisson pour le Premier Ministre
© Le Jour : Franklin Kamtche | 15 Mar 2017 03:27:27 | 3729Une semaine après le passage du Chef du gouvernement, les élèves ne courent pas vers les établissements scolaires.
Qu’est allé faire Philemon Yang et sa délégation pendant une semaine entière dans la région du Nord Ouest ? En l’absence d’un communiqué officiel rendant compte du périple qu’il a effectué ainsi que des nombreuses consultations faites, les commentaires vont bon train. Dans l’ensemble et au regard de la tournure des événements qui reste inchangée, les observateurs parlent d’un nouvel échec. Hier lundi, 13 mars 2017, le scénario était identique dans la ville de Bamenda et ses environs. Ville morte, école réservée aux francophones, etc.
Ceux qui sont sortis tôt ont pu se rendre au travail, comme d’habitude avant que la ville ne se grippe. Les marchés sont ouverts mais on ne voit pas les commerçants. Au cours de la semaine et conformément à son calendrier, Philemon Yang a parcouru tous les sept départements de cette région. Du lundi 6 au vendredi 10 mars 2017, il a été dans des localités de la Mezam, de la Menchum, du Boyo, de la Momo, du Ngo-Ketunjia, du Donga-Mantung et du Bui.
A quoi a donc servi le dialogue avec les représentants des syndicats d’enseignants, les chefs d'établissements scolaires, les parents d'élèves, les chefs religieux, les autorités locales et les autres forces vives ? Dans les milieux de l’éducation, cette visite de travail du Premier Ministre était assimilée à la tournée de tous les espoirs. Un dernier combat pour la reprise des enseignements, au lendemain de la prorogation des délais d’inscription par le Gce Board. Aussi bien à Bamenda que dans les autres localités où il s’est rendu, le malentendu est venu de l’occultation par le gouvernement des menaces personnalisées qui pèsent sur certains acteurs et des enfants qui se rendent à l’école.
Beaucoup veulent que l’école ouvre mais ont peur des enlèvements. Quelques courageux affirment contenir une grande peur lorsque les enfants sont au lycée. Certains ont été bastonnés sur le chemin de l’école, par des inconnus qui jaillissent du champ.
Comités de vigilance
Le Pm a sommé les promoteurs d’établissements d’ouvrir les portes, feignant d’ignorer que ces locaux risquent d’être incendiés. En plus, les bailleurs qui demandent aux locataires de tout faire pour ne pas compromettre leur patrimoine. Le véhicule incendié d’un censeur du lycée bilingue de Bamenda, le feu aux lycées bilingues de Nitop III, d’Atiela, de Wum, de Mbengwi, au Cenajes de Bamenda et sur un bâtiment de la faculté de médecine de l’Université de Bamenda renseignent sur les méthodes des grévistes.
Même si on note un afflux des enseignants qui postulent pour la correction du Gce. Accusés d’être les complices des grévistes, quelques prêtres de la province éccelésiastique de Bamenda ont ce week-end suscité la colère de leurs fidèles, en leur demandant à la fin des offices religieux de renvoyer les enfants à l’école. « Ils ont le droit de contrôler notre foi, pas nos convictions politiques », justifie un croyant, très sûr que le mouvement actuel et ses sacrifices font reculer la mal-gouvernance à la tête du pays. La résistance est grande.
Jusqu’en fin de semaine dernière, le Progressive Comprehensive High School de Mankon n’avait pointé que 583 candidats pour la session 2017 du Gce. Soit 13% des 4.800 inscrits de 2016. Le Pm a indiqué que le calendrier scolaire pourrait être réaménagé, à condition que les populations comme ailleurs mettent sur pied des comités de vigilance, pour dénoncer les fauteurs de troubles.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Cameroun - Bus Mangwa Boy : 4h du matin, le drame de Ndikiniméki
France - CRISE DE LA SOIXANTAINE OU TRISTE RÉALITÉ ?
Turquie - Onana victime d'un accident : plus de peur que de mal
Cameroun - Ntimbane Bomo : l'article du Figaro est un message subliminal
Cameroun - Cédric Ketchanga : entre réussite entrepreneuriale et tempête médiatique
il y a un mois
Rd Congo - Archives minières de la RDC : la guerre des cartes avec la Belgique
France - Michael Olise accusé d'abandonner sa fille
France - Raïssa Zemoniako : l'ascension d'une femme qui s'impose dans le showbiz africain
France - Jacky M. du micro de journaliste au micro de chanteur
France - Festival Oumba 2026 : Teety Tezano illumine la scène avec une prestation magistrale
il y a un an