Cameroun - Guerre contre Boko Haram : Il faut plus de moyens
© Cameroon Tribune : Rousseau-Joël FOUTE | 03 Mar 2017 03:00:39 | 3816Très attendue, au terme de la visite depuis hier d’une délégation des 15 pays membres du Conseil de sécurité, une meilleure formulation de l’assistance aux pays touchés.
La guerre contre Boko Haram est loin d’être terminée. La secte terroriste, bien qu’affaiblie, n’a pas déposé les armes. En plus du Nord-Est du Nigeria, fief historique de la secte où des attaques se poursuivent, les incursions des membres du groupe djihadiste sont toujours signalées dans les autres pays de la Commission du bassin du Lac Tchad : Tchad, Cameroun, Niger.
A cette menace globale, le chef de l’Etat, Paul Biya, avait déjà appelé à une riposte globale. C’était en réponse aux vœux du corps diplomatique, le 8 janvier 2015 à Yaoundé. Le président de la République ayant la conviction que « la menace que représentent les djihadistes, Boko Haram et autres Shebabs ne pourra être levée que par une mobilisation au niveau international ».
Beaucoup l’ont compris et il reste à en tirer les conséquences, avait-il poursuivi, avant de se féliciter du soutien multiforme que nous apportent non seulement l’Organisation des Nations unies, mais aussi certaines grandes puissances, notamment les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine, la Russie et l’Allemagne. Quelque temps après, le 16 février 2015 à Yaoundé, lors du Sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du COPAX (Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale), le président Paul Biya s’était réjoui de la décision prise fin janvier 2015 par l’Union africaine.
En effet, son Conseil de paix et de sécurité, réuni au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, avait alors autorisé le déploiement d’une Force multinationale mixte de 7 500 hommes afin d’anéantir les terroristes. « La décision de l’Union africaine ouvre également la voie à une saisine du Conseil de sécurité en vue de l’adoption d’une résolution », avait précisé le chef de l’Etat. D’ailleurs, la Déclaration des Etats membres du COPAX sur la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram exhortait « la communauté internationale à maintenir et à accroître son soutien multiforme à la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram ».
C’est dans ce contexte qu’intervient la visite depuis hier au Cameroun d’une délégation des 15 pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU). Après deux jours au Cameroun, elle va poursuivre son périple jusqu’au 7 mars 2017 dans les autres pays impliqués dans la guerre. Objectifs : évaluer la situation sur le terrain de la lutte contre la secte terroriste Boko Haram, apprécier les progrès accomplis et les défis à relever, identifier les besoins des Etats du bassin du Lac Tchad pour une meilleure formulation de l’assistance de la communauté internationale à envisager.
On se souvient que le 28 juillet 2015, cet organe exécutif de l’ONU avait déjà demandé à la communauté internationale et aux donateurs de financer la Force multinationale mixte afin de renforcer la coopération militaire régionale et de lutter plus efficacement contre la menace que représente le groupe terroriste Boko Haram pour la région du Bassin du Lac Tchad et pour la paix et la sécurité internationales.Sur le front humanitaire, la prise en charge des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur des Etats du fait des exactions de Boko Haram n’est pas aisée à gérer. Rien qu’au Cameroun, le HCR recense environ 65 000 réfugiés nigérians et il y a des milliers de déplacés internes.
La satisfaction de leurs besoins quotidiens est un véritable défi à relever par les Etats qui ont d’autres problèmes urgents à résoudre et n’ont pas toujours tous les moyens financiers néces- saires à leur consacrer.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Douala : il poignarde ses parents pour 850 000 F
- Drapeau arc-en-ciel au Cameroun : interdit ou pas ?
- Eko Eko : ce que disent vraiment les 35 témoins du procès
- 418 cartables collectés au E. Leclerc d'Orvault pour les écoliers du Cameroun
- BERTOUA, NOUVEAU CARREFOUR DE L’EXCELLENCE EDUCATIVE AU CAMEROUN
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
ELVIS KOYAWEDA de SCI CAPITALNOTRE INVITE
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
France - Exposition : Barthélémy Toguo présente trois années de création à la Galerie Lelong à Paris
France - GALA CARITATIF DE PAIX : L’URGENCE D’AGIR POUR LES FEMMES ET LES ENFANTS VULNÉRABLES
États-Unis - NUIT EN BLANC WASHINGTON DC : DIX ANS DE CULTURE AFRICAINE AU CŒUR DE L’AMÉRIQUE
Cameroun - Racine Sagath est décédé : le bikutsi en deuil
Cameroun - Vin clandestin : la gendarmerie démantèle une usine à Bahouoc
il y a un mois