Cameroun - Éclairage public : Expérience peu satisfaisante des panneaux solaires à Douala
© LE QUOTIDIEN DE L’ECONOMIE : Ruth Estelle Belinga | 24 Jan 2017 04:30:44 | 5624Elle a été heurtée à la qualité du sol dans le Littoral. Il est sablonneux et salé. Voilà les deux principales raisons qui auraient empêché le solaire de prospérer dans la capitale économique.
La ville de Douala (4 millions d’habitants) présente un déficit en éclairage public. Il est facile d’arpenter les rues de la capitale régionale du Littoral dans une pénombre totale. Seuls les phares des véhicules éclairent la chaussée. L’éclairage public au moyen des panneaux solaires, a fait l’objet d’une expérience au lieudit Boulevard de la Liberté en janvier 2016 dernier par la Communauté urbaine de Douala (CUD).
De la poste d’Akwa au rond-point 4ème, plus d’une centaine de panneaux solaires a été installée à des fins expérimentales a-t-on appris du chef de département de l’entretien des réseaux de la CUD. Cette expérience qui n’a pas obtenu le résultat escompté a quelque peu déçue son promoteur: « le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, qui est l’administrateur principal, a constaté que la lumière produite par les panneaux solaires n’était pas appropriée.
Il a demandé que l’on se remette à l’énergie électrique » relate Beyeke Nicodème. Alors l’énergie électrique reste jusqu’ici la solution adéquate même si le chef de département de l’entretien des réseaux, estime que cette énergie, aussi pose un problème dans la mesure où elle n’est pas toujours statique: « dans la ville on a un problème de la vétusté des réseaux et la non stabilité des réseaux électriques ». Les entraves à l’éclairage public par l’énergie électrique rencontre elle aussi certains problèmes à Douala. La vétusté des réseaux électriques, le vandalisme, l’appareillage etc.
Tous ces éléments mis ensemble entrainent les chutes de tension qui font que l’éclairage public ne puisse pas tenir longtemps a-t-il dit. Pourtant les financements ne manquent pas. « L’argent est là!Nous voulons une électricité fiable. Il faut juste qu’ENEO nous accompagne sérieusement, en mettant à notre disposition, l’énergie dont on a besoin » a déclaré Beyeke Nicodème.
Autre obstacle sur la voie de la modernisation de la ville de Douala serait le manque de sérieux des entreprises adjudicataires. Il n’y a qu’à voir les travaux qu’elles ont réalisés autrefois: « c’est comme si ces travaux n’ont jamais été faits ; certaines entreprises adjudicataires sont animées par la mauvaise foi ; elles n’achètent pas toujours le matériel approprié », accuse le Chef de département de l’entretien des réseaux à la CUD.
Pour lui, obtenir un agrément de la Communauté renvoie à respecter des critères strictes comme avoir un camion Nacelle de plus de 8m pour effectuer les travaux en hauteur ; un camion de hiab légalisé par le service émetteur ; avoir une caisse à outils avec sa facture légalisée. La commission interne de passation des marchés de la CUD exige aussi un personnel doté d’une expérience d’au moins cinq ans ; un ingénieur conducteur des travaux ; un chef de chantier Bac+3 avec au moins trois ans d’expérience sur le réseau électrique…
En 2016, la CUD avait prévu plus de 276 millions de FCFA soit 119 millions FCFA pour entretenir le réseau déjà existant et 157,8 millions de FCFA pour mettre en place de nouveaux panneaux photovoltaïques. Douala compte tout de même près de 300 panneaux solaires dont le résultat n’est pas satisfaisant à cause de la qualité du sol et de certaines défaillances dû à un manque d’entretien mais surtout, au vandalisme des populations.
La CUD souhaite une collaboration franche avec la société camerounaise d’énergie électrique ENEO : « si nous avons une électricité fiable de la part d’ENEO, les rues de Douala seront éclairées malgré le vol des lampadaires par les jeunes des quartiers. Vous savez la sécurité d’une ville passe par l’éclairage public ».
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- Danwe : « Eko Eko doit assumer sa part de responsabilité »
- Hadja Haoua : silence assourdissant après les révélations
- ENAM : les cours suspendus mardi 15 septembre 2026
- Coopération Cameroun-Banque Islamique Développement : près de 2 000 milliards de FCFA mobilisés
- QuiSortAvecQui.com : la petite base de données qui réinvente le "people" à la française
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
il y a un mois