Cameroun - Mémoire : Le projet d’une Fondation Ahmadou Ahidjo prend corps
© LE QUOTIDIEN DE L’ECONOMIE : Sylvain Andzongo | 11 Nov 2016 06:50:17 | 7522L’initiative portée par Aboubakar Ousmane Mey, frère d’Alamine Ousmane Mey le ministre des Finances, a déjà reçu l’adhésion de grandes figures comme le cardinal Tumi, le syndicaliste Jean Marc Bikoko.
«Fondation Ahmadou Ahidjo ». C’est ce nom du premier président de l’histoire du Cameroun (5 mai 1960 – 6 novembre 1982) mort (30 novembre 1989) et enterré en exil au cimetière de Grand Yoff (Sénégal) qui attire l’attention de l’internaute curieux sur le réseau social Facebook. L’internaute qui décide parcourir la page se rend compte qu’elle existe depuis le mois de novembre 2016.
« Avec la Fondation Ahmadou Ahidjo, le septentrion vient de retrouver ses repères. Tout fils du septentrion doit se comporter à son image », peut-on lire sur le profil où l’on pointe l’adhésion de plusieurs personnes aux statuts divers, dont le Cardinal Christian Tumi, connu pour ses critiques contre le régime de Renouveau. Ou encore le syndicaliste Jean Marc Bikoko. La mention « adhésion » est généralement accompagnée par des photos d’adhérents à l’idée d’une Fondation Ahmadou Ahidjo, encore virtuelle. Le promoteur de l’idée est Aboubakar Ousmane Mey, frère de l’actuel ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey. Contacté, Aboubakar Mey répond : « Pour ceux intéressés par une adhésion, une photo assez claire est requise avec toute la filiation et préciser la ville de résidence! Bien entendu, les frais d'adhésion seront communiqués ultérieurement, dès que la structure prendra toute sa forme. »
A la question de savoir si une telle initiative est faite avec l’onction de la famille du défunt, M. Mey répond : « Soyez également rassuré du fait que madame Ahidjo a effectivement délégué la tâche de manière officielle, vous en aurez très vite la teneur». Aboubakar Mey est aussi le promoteur d’une plateforme baptisé « Justice plus ». Il déclare : « Après des mois de larges concertations sur le sujet, l'équipe de "Justice plus" s'est résolue à l'idée de soutenir la création et la mise en place d'une "Fondation Ahmadou Ahidjo". Des informations bientôt disponibles, permettront aux personnes intéressées de rejoindre nos équipes déjà en alerte (Cameroun, Sénégal, Tchad, France, USA, Gabon, etc...)
Les modalités d'approches vous seront communiquées en temps opportun. La Fondation Ahmadou Ahidjo version virtuelle publie régulièrement les photos de tous ceux qui sont déjà allés rendre hommage au premier président du Cameroun. Elle partage toutes les publications qui ont trait au rapatriement des restes d’Ahidjo au Cameroun. Un peu comme cet extrait de son successeur Paul Biya le 30 octobre 2007 sur la chaine de télévision française « France 24 ».
«Il y a eu des événements malheureux, sur lesquels je ne reviendrais pas, en 1984, et l’Assemblée nationale, sur ma proposition, a voté une loi d’amnistie. Ceux qui ont vécu ces tristes événements ont retrouvé leurs droits, il y en a même qui sont au gouvernement.
Le problème du rapatriement de la dépouille de l’ancien président, est, selon moi, un problème d’ordre familial », déclarait celui qui est devenu chef de l’Etat par succession constitutionnelle après la démission d’Ahidjo. «Si la famille de mon prédécesseur décide de faire transférer les restes du Président, rapatrier Ahidjo, c’est une décision qui ne dépend que d’eux, je n’ai pas d’objections ni d’observation à faire», avait tranché M. Biya.
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