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CAMEROUN :: Dépannage : La seconde vie des téléphones portables :: CAMEROON

Des techniciens du marché Congo de Douala gagnent entre 10 000 et 15 000 F. Cfa par jour en réparant les téléphones.

Willy Kamga, dit Mitumba, est un réparateur de téléphone depuis 12 ans. Assis derrière son petit comptoir au marché Congo de Douala au lieu-dit marché des conteneurs ce jeudi, il est perdu dans ses pensées. Un jeune homme s’avance vers lui et le ramène à la réalité en lui présentant son téléphone. Le client fait savoir àWilly que son téléphone androïd « plante ». Le technicien prend aussitôt son matériel de travail pour vérifier le véritable problème du téléphone.

« C’est un problème d’applications que vous avez téléchargé. Elles ne sont pas compatible avec votre marque de téléphone », expliquet- il au client. Le technicien commence alors la reprogrammation du téléphone pour le dépanner. Quelques minutes plus tard, le téléphone du client fonctionne à nouveau. Toutefois, rien ne filtre sur le montant du dépannage. A en croireWilly, les pannes les plus fréquentes des téléphones androids sont le dysfonctionnement des programmes. Le prix du dépannage de ce type de panne varie alors en fonction de la marque du téléphone. Il ne va pas au-delà de 5 000 F nous apprend-on.

Pour un problème du tactile du téléphone par contre, le montant débourser par le client dépend du prix d’achat de la pièce. « Si la pièce coûte 15 000, je peux prendre 18 000 F au client. Ou bien 6000 si la pièce coûte 5000 F. Le surplus constitue ma main d’oeuvre », détaille-t-il au reporter du Jour. Par jour, Willy peut dépanner trois à cinq téléphones. Il gagne alors entre 10 000 et 15 000 F. Cfa. D’après le technicien, l’activité est en basse depuis quelques années déjà. Ceci étant dû au nombre croissant des techniciens.

« Mais cependant, la principale difficulté réside au niveau de la rareté des différentes pièces de rechanges. Mais aussi du fait qu’on est formé sur le tas. Si le gouvernement pouvait introduire cette matière dans les programmes scolaires, on formerai de vrais techniciens pour demain », projette-il.

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