Cameroun - Baccalauréat : Ombre de boycott sur les corrections
© Le Jour : Honoré Feukouo | 16 Jun 2015 02:00:00 | 7497Grincements de dents suite aux impayés des frais de mission et des vacations de secrétariat après la phase écrite.
Les chargés de missions déployés sur le terrain lors du déroulement du baccalauréat de l’enseignement secondaire général, sont actuellement les plus courroucés. «Nous avons été déployés sur le terrain sans frais demission. Il fallait vraiment se battre pour vivre. Jusqu’à présent, nous sommes dans l’attente et rien ne vient » déplore un chargé de mission, ayant supervisé cet examen dans le Nord-
Ouest. Pour lui, le fait de déporter des enseignants d’une localité à l’autre sans assurer les moyens de leur déplacement fragilise ces fonctionnaires, qui se retrouvent exposés à des pratiques peu orthodoxes pour survivre. Leurs plaintes viennent se greffer à celles des potentiels correcteurs qui réclament encore leurs frais de déplacement pour la session 2014.
En effet, les arriérés des frais de déplacement des enseignants qui vont d’une localité à une autre pour corriger ou délibérer le baccalauréat et le probatoire (d’une valeur comprise entre 30 et 225.000F en fonction de la distance), s’étalent sur plusieurs années. Ce n’est qu’en avril dernier que le tiers des frais de la session 2013 a été payé. Ils attendent encore la totalité des frais de 2014. «Lorsqu’on ne paie pas les frais de déplacement, cela pousse les examinateurs à boycotter le travail, surtout lorsqu’ils sont envoyés dans des sous centres disposant de peu d’enseignants. Ils vont traîner pour finaliser les corrections et les délibérations », s’inquiète sous anonymat un cadre de la délégation régionale des enseignements secondaires de l’Ouest.
Sur le terrain, les membres des secrétariats sont plus qu’inquiets. Plus d’une semaine après les épreuves écrites du baccalauréat, l’Office du baccalauréat du Cameroun (Obc) n’a pas encore désintéressé le personnel utilisé. Selon la réglementation, ceux-ci devraient percevoir la moitié de leurs frais, comprise entre 54 et 76.000F selon la nature du centre, avant le début des opérations. Dans l’attente des corrections, ils n’ont pas le coeur à l’ouvrage. Une démotivation d’autant plus grande, étant donné que les différents maillons de la chaîne ne savent même pas ce qu’ils percevront. «Par le passé, on livrait le manifeste qui précise ce que doit percevoir chacun en termes de vacations au secrétariat et le nombre de vacations de surveillance du centre d’examen.
Là, on est dans un silence complet », lance le regard fuyant, un membre de secrétariat. La confidentialité de leur tâche impose qu’ils ne fassent pas d’erreur et surtout pas de déclarations, de risque d’être cités sur la liste des suspendus. «Vous savez, c’est chez nous comme à l’ère du parti unique. Dès que vous revendiquez, on vous colle cela sur le dos comme une irrégularité, et vous retrouvez votre nom sur la liste des suspendus avec unmotif surréaliste » explique-t-il.
A la délégation régionale du Minesec de l’Ouest, Cyriaque Djiassi, le sous-directeur des examens, des concours et de la certification, nous a renvoyé vers l’Obc, plus apte à répondre à nos questions.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- TECNO présente EllaClaw, et l’utilisation de l’IA dans les tâches quotidiennes
- Accusation sans preuve : l’avocate de la famille Zogo réplique
- Fin du détachement de Modeste Mopa au FMI : le retour qui fait trembler Yaoundé
- Il meurt chez sa maîtresse : l'épouse découvre le corps
- Le pari de Yaya Ousman Batchamen sur le marché des ascenseurs au Cameroun
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Rd Congo - Archives minières de la RDC : la guerre des cartes avec la Belgique
France - Raïssa Zemoniako : l'ascension d'une femme qui s'impose dans le showbiz africain
France - Michael Olise accusé d'abandonner sa fille
France - Jacky M. du micro de journaliste au micro de chanteur
France - Festival Oumba 2026 : Teety Tezano illumine la scène avec une prestation magistrale
il y a un mois
Cameroun - Bafia : plusieurs morts dans un accident, le pays pleure encore
Cameroun - Garoua : un incendie électrique détruit 16 batteries, les pompiers sauvent le quartier
Cameroun - Claude Assira : « Le procès Zogo fait du surplace, une stratégie pour durer »
Monde Entier - Réalité virtuelle dans online casino vue par les experts
il y a un an