Répression contre les manifestations publiques : Vers la dissolution du MRC.
© Camer.be : Ben BATANA avec Omecam | 08 avr. 2019 13:40:00 | 15379Le ministre de l’administration territoriale est sans ambages « les instigateurs et les contrevenants se heurteront à la rigueur de la loi »
Dans l’œil du cyclone
Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) est dans l’œil cyclone du pouvoir de Yaoundé. Maurice Kamto, candidat à la présidentielle d’octobre 2018 et 200 de ses camarades sont dans les geôles de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Ce n’est pas fini. Comme en janvier dernier, le parti annonce des manifestations publiques sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui n’est pas du goût du ministre de l’administration territoriale. Il a pondu un communiqué, et date du 5 avril mettant le parti en garde contre sa « logique de provocation et de planification de l’insurrection au Cameroun » Non sans brandir la loi 90 du 19 décembre 1990 sur les partis politiques qui lui donne le pouvoir de dissoudre un parti politique.
Menace d’interdiction
Le sujet a été le plat de résistance de la presse. Le journal La République Presse s’interroge « la suspension d’activité ou dissolution du Mrc » ? Pour reprendre Paul Atanga Nji, ministre de l’administration territoriale « En annonçant la tenue des marches fallacieusement qualifiées de ‘’ pacifiques’’ le 6 avril, date qui rappelle au peuple camerounais un épisode sombre et funeste de son histoire, le parti de Maurice Kamto qui, poursuit décidément sa logique de provocation et de planification de l’insurrection au Cameroun, dans sa quête frénétique de déstabilisation de l’ordre républicain, pour une conquête ensanglantée du pouvoir, après avoir saccagé les représentations diplomatiques du Cameroun en France »
Avant de conclure « l’autorité étatique ainsi que les forces de maintien de l’ordre se rapproche inexorablement de sa suspension et même de sa dissolution par le Gouvernement Camerounais » Le Quotidien reste dans la même lancée : « menace sérieuse de suspension ou de dissolution du Mrc ». Il ne faudra pas grand-chose pour que le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) soit suspendu ou interdit…
MRC, victime expiatoire.
Pour le journal Emergence, c’est chose faite, « le Mrc est désormais interdit de meeting ». Le gouvernement menace une fois de plus de suspendre ou d’interdire le parti de Kamto, après avoir frappé d’interdiction les rassemblements qui doivent avoir lieu le 13 avril prochain. Info Matin précise que « le Mrc donne raison à Atanga Nji ». En manifestant dans les rues de Paris le 09 avril 2019, certains Camerounais de la diaspora ont authentifié les affirmations du Minat, présentant le Mrc comme l’instigateur du saccage des ambassades du Cameroun à Paris et Berlin, le 26 janvier. La Nouvelle, elle, indique que « le complot du Mrc dévoilé par Atanga Nji ».
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