Despotisme légal et oppression systématique à Yaoundé
© Correspondance : CL2p | 13 nov. 2020 09:01:00 | 2602Au CL2P, nous sommes conscients que les juristes formatés sous la bannière du despotisme légal ne peuvent comprendre les applications dystopiques et l'oppression systématique de leur despotisme légal animée par une humeur nationale hobbesienne: méchante, brutale et nihiliste. C’est la résultante d’un ensemble de pratiques oppressives qui résonnent avec une idéologie et une esthétique particulières définies par la rapacité, la prédation, le pillage, et où le statut social, la quête de reconnaissance et d'enrichissement est primordial, créant des personnages psychopathiques et sociopathiques, y compris au détriment d'un ordre civil démocratique fonctionnel et productif.
Ils ne peuvent donc pas avoir de nouvelles perspectives, surtout parce qu'ils vivent dans un système ancré dans l'immortalité obscène, au point d'oublier qu'ils peuvent aussi être soumis, eux-mêmes, au despotisme juridique qu'ils imposent aux Camerounais ordinaires.
C'est pourquoi la première règle de la déclaration universelle des droits de l'Homme affirme que nous devons traiter les autres comme nous voulons être traités nous-mêmes. Cet objectif juridique transforme la loi en un bien public, plutôt qu'en un instrument politique égoïste pour retirer cyniquement du champ de bataille électoral l'opposition légitime ou les personnes perçues comme telles.
C'est pourquoi nous, au CL2P, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour briser cette roue de hamster despotique légale destructrice qui ne mène nulle part sinon au chaos, en particulier lorsque la vie des gens est en jeu.
C'EST AUSSI LA RAISON POUR LAQUELLE LE CL2P APPELLE À LEVER L’ ASSIGNATION À RÉSIDENCE DU Prof.Maurice KAMTO ET À LIBÉRER TOUS LES MANIFESTANTS DÉTENUS APRÈS LA MARCHE DU 22 SEPTEMBRE 2020 AU CAMEROUN
Il faut en effet que cette séquestration à son domicile du principal opposant camerounais, Maurice Kamto, cesse immédiatement...
C'est une honte planétaire, indigne d'un pays et singulièrement d'un pouvoir qui se targue d'avoir mis en place une "démocratie apaisée" au Cameroun...notamment de juger des civils devant des tribunaux militaires à la suite d’une marche interdite (assimilée à une incitation à l’insurrection), en violation y compris des lois Camerounaises.
Apparemment ses dignitaires et partisans ne savent vraisemblablement pas ou ne comprennent absolument rien aux notions de démocratie et d’État de droit. Ou alors nous sommes en présence ici d'un affichage de pure forme à destination de la communauté internationale...C'est d’ailleurs une dimension qui n’échappe plus à aucun observateur de l’actualité camerounaise!
Parce que la démocratie ne saurait consister en un système généralisé de la terreur systématique, digne des pires périodes fascistes de l'histoire de l'humanité.
Le Comité de libération des prisonniers politiques – CL2P
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