Crise au RDPC : Jean Nkuete et Ferdinand Ngoh Ngoh s'affrontent pour la succession de Paul Biya
© Camer.be : Paul Moutila | 07 juil. 2025 17:00:50 | 6785Le RDPC, parti au pouvoir au Cameroun, traverse une crise interne sans précédent. Jean Nkuete, président du Comité central, a convoqué une réunion stratégique le 8 juillet 2025 à Yaoundé, rassemblant membres du Comité central, du bureau politique et parlementaires. Cette initiative intervient alors que Ferdinand Ngoh Ngoh, Secrétaire Général à la Présidence (SGPR), mène des consultations parallèles au nom du président Paul Biya. Deux centres de pouvoir émergent ainsi, révélant des fractures profondes au sein du parti.
L’interprétation est claire : Jean Nkuete lance une contre-offensive institutionnelle pour contrer l’influence grandissante de Ferdinand Ngoh Ngoh, surnommé "l’homme à la punk". Cette confrontation ouverte coïncide avec l’approche de l’élection présidentielle, alimentant les spéculations sur une succession Paul Biya déjà tumultueuse. Les observateurs soulignent que cette guerre d’influence pourrait déstabiliser le régime en place depuis des décennies.
Le RDPC, habitué à une unité de façade, montre désormais ses divisions "à haute température". Les partisans de Nkuete défendent la légitimité du Comité central, tandis que ceux de Ngoh Ngoh s’appuient sur la proximité avec le chef de l’État. Cette dualité de commande fragilise la cohésion du parti et risque d’impacter sa préparation électorale. La crise politique Cameroun atteint un seuil critique, avec des répercussions potentielles sur la stabilité nationale.
Dans ce contexte, la réunion du 8 juillet est perçue comme un test décisif pour Jean Nkuete. Sa capacité à rallier les grands cadres du parti face à l’hégémonie du SGPR déterminera l’équilibre des forces. Ferdinand Ngoh Ngoh, de son côté, utilise son accès direct à Paul Biya pour consolider son réseau, transformant la succession Paul Biya en bataille de légitimité.
Cette lutte intestine intervient à un moment charnière pour le Cameroun. Les analystes redoutent qu’une guerre prolongée au sein du RDPC n’affaiblisse le pays face à des défis sécuritaires et économiques urgents. L’issue de ce conflit pourrait redéfinir non seulement le leadership du parti, mais aussi l’avenir politique national.
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