Turquie - Cameroun: Mort d’une Camerounaise au centre fermé de rétention des sans papiers d'Izmir
© copy; Camer.be : Hugues SEUMO | 06 janv. 2015 11:12:24 | 11678Les circonstances ayant conduit au décès de la Camerounaise Aminatou Cady demeurent incomplètes. Ce que l’on sait en revanche c’est qu'elle a été trouvée sans vie sur son lit d'hôpital où elle était internée depuis trois semaines. Pourtant, Aminatou Cady aurait pu bénéficier d’une régularisation dans les jours et semaines à venir. Aminatou Cady dont l'âge n'a pas été communiqué à la presse, vivait en Turquie depuis plus de 4 ans. Elle avait demandé le statut de réfugié auprès des autorités compétentes turques. Sa requête avait été rejetée quelques temps après. Laissé libre, elle vivait en Turquie où aucun fait de délinquance ne lui était reproché selon un ami de la victime qui a requis l’anonymat.
La police avait interpellé en août 2014 et placé la Camerounaise enceinte au centre fermé d'Izmir. Depuis lors, elle était logé dans une pièce située au sous-sol de ce centre. Ses avocats avaient entrepris des démarches aux fins de suspendre la procédure d’expulsion.
Selon, l’association des avocats contemporains, une association qui défendait l'infortunée, elle a accouché dans ledit centre et maintenu dans cet endroit en dépit d’un état de santé précaire. Cette association a même dénoncé les conditions dans lesquelles elle était détenue rapporte le site d’informations turc hurriyetdailynews.com
Toujours selon la même source, souffrante d'une tuberculose, elle n'a pas pu recevoir à temps les traitements requis. Les responsables du Centre de rapatriement ayant jugé qu’il n’était pas nécessaire de l’emmener à l’hôpital jusqu’à ce qu’on observe qu’elle n’arrivait plus à parler.
Aminatou Cady décède le 30 décembre 2014, trois semaines après son évacuation dans un hôpital
En Turquie, personne dans le milieu camerounais n’ose se prononcer sur la question pour l’instant. Nous n’avons pas pu requérir l’avis de ses avocats. Il est certain que la dépouille d'Aminatou Cady devrait être renvoyé au Cameroun sur la base d’un laissez-passer signé par l’ambassade de son pays d’origine.
Cette reconnaissance de la nationalité camerounaise implique dès lors des responsabilités auprès des autorités diplomatiques. La prise en charge des frais funéraires et le rapatriement des restes d’un citoyen mort à l’étranger en est une, surtout lorsqu’on a préalablement identifié cette citoyenne comme c'est le cas avec Aminatou Cady. Nous y reviendrons
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