Congo-Brazzaville : d'importants dégâts environnementaux causés par des Chinois au nord
© Africanews : John Ndinga Ngoma | 25 janv. 2019 15:06:00 | 4667Au Congo-Brazzaville, Agil Congo, une société chinoise exploitant l’or dans une région du nord du pays a été mise en demeure à cause de nombreux d’importants ravages environnementaux imputables à l’activité minière.
De vastes étendues de forêts détruites par le truchement des terrassements, des eaux à la couleur inhabituelle, …. Des habitants des villages tels que Lebayi, Otsouanzokou, Longouama, Ondoumbi dans le district de Kellé dans la région de la Cuvette-ouest à près de 700 km au nord de Brazzaville sont au bord d’une catastrophe écologique sans précédent.
« Il y a 32 sites d’exploitation d’or. Les rivières sont devenues des vasières. Si vous allez dans l’un des sites, vous vous rendrez compte des dégâts », confie un villageois à la ministre du tourisme et de l’environnement.
Et Arlette Soudan-Nonault a bien touché du doigt la triste réalité. « L’endroit où nous sommes est pollué. On comprend mieux le cri de détresse des populations », constatait récemment la ministre de l’environnement et du tourisme. Et de disculper le président de la République : « Je ne sais pas à qui profite cette exploitation. Je m’interroge. Après, on met tout ça sur le président. Est-ce le président Sassou qui est ici ? ».
Agil Congo publiera-t-il ce qu’il a payé à l‘État congolais ?
Si elle continue de s’interroger, Soudan-Nonault a pourtant mis en demeure Agil Congo, société chinoise d’exploitation d’or. Ce, conformément à l’article 45 de la loi d’avril 1991 portant protection de l’environnement.
Au-delà des mesures préconisées in situ par la ministre comme la restauration du site et l’audit environnemental, cette situation pourrait donner du grain à moudre non seulement aux défenseurs de l’environnement, mais aussi et surtout aux observateurs impliqués dans la surveillance de la gouvernance des industries extractives.
Il pourrait par exemple interroger le gouvernement congolais sur la chaîne de décisions dans l’installation des industries extractives au Congo. En effet, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) dont le Congo est partie prenante, fait de l‘étude sur l’impact environnemental une étape-clé avant le lancement d’une exploitation minière.
Un autre problème, celui de la responsabilité sociale et environnementale. Des ONG pourraient exiger des réparations ou dédommagements pour ces dégâts et privations (eau par exemple).
En outre, si comme l’affirme le reporter de la chaîne nationale de télévision, Agil Congo exploite sans certificat de conformité, tout porte à croire que l’entreprise échappe au contrôle de l‘État. Du coup, le Congo n’a encore reçu aucune recette (TVA, bonus d’exploitation, etc.) inhérente à cette activité aurifère.
Quelques images des dégâts
Crédit photos : Peggy Hossié, journaliste
Commentaires
Lire aussi
Victory University : Pierre Nkou Abina voit sa thèse annulée
Yaoundé : deux morts dans un accident de convoi ministériel
Manjo : trois enfants morts dans un incendie
Affaire Vision 4 : : Le CNC défie le Mincom et sommes Canal+ de copier le signal
Pmuc : le Banko fait son grand retour !
Akwa : un retraité accusé d’avoir engrossé la fille de sa belle-fille
Me Zeifman à René Sadi : « Vous n'êtes pas un homme d'État »
Nécrologie/ Football : Le dernier coup de tête de Jean Manga Onguéné
Cerlin Belinga : le magistrat qui monnayait la liberté à Yaoundé
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Église MFD : Deborah Valetudie déchue de toutes ses fonctions
Sacre Akwa : Mbanya s'embrase à 10 jours du couronnement
Dette, détournement, impunité : le triangle camerounais
Coopération Cameroun-Chine : la Ccba ouvre un nouveau cadre d’échanges à Douala
Douala, Yaoundé, Figuil : Le programme « Excellence Scolaire » de CIMENCAM récompense les meilleurs
il y a un mois
il y a un an