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Akwa : un retraité accusé d’avoir engrossé la fille de sa belle-fille

Akwa : un retraité de 72 ans est accusé par Nikita, 21 ans, d’être le père de l’enfant qu’elle porte. Récit d’une affaire à Douala. 

Une jeune femme de 21 ans, prénommée Nikita, désigne Casimir M., 72 ans, retraité des douanes et père de son beau-père, comme le géniteur de l’enfant qu’elle porte. Une plainte serait en cours.

Casimir M. n’est pas un inconnu. Il est le père de Didier Alain, le compagnon de la mère de Nikita. Autrement dit, le beau-père par alliance de la jeune femme. L’affaire secoue le quartier. La famille se déchire. Une plainte serait en cours. 

Une famille recomposée, un drame ordinaire

Tout commence il y a six mois. Casimir M., 72 ans, vit à Yaoundé. Son épouse tombe malade. Elle doit être évacuée vers l’Europe. Le vol part de Douala.

Casimir M. décide alors de rester dans la capitale économique. Raison invoquée : la dame de maison de Yaoundé ne prend pas bien soin de lui. Il s’installe chez son fils, Didier Alain, à Akwa, dans l’arrondissement de Douala 1er.

Didier Alain vit avec son épouse. Celle-ci a une fille d’une précédente union : Nikita, 21 ans. La jeune femme vit sous le même toit. Les deux parents travaillent et rentrent tard. Naomi, la dame de maison, termine son service vers 17 heures. Casimir M. se retrouve alors seul avec Nikita.

Le 23 septembre, les premiers signes

Le 23 septembre 2026, la mère de Nikita remarque que sa fille ne va pas bien. Nikita vomit. Elle se plaint de fatigue. Sa mère lui donne de l’argent pour aller à l’hôpital.

Deux jours plus tard, Nikita revient de sa formation sanitaire. Elle cache obstinément son carnet de consultation à sa génitrice. Mais elle ne peut pas cacher la suite : les malaises persistent.

Le 5 octobre, Nikita est conduite par sa mère dans une clinique à Akwa. Après examens, le verdict tombe : elle est enceinte de quatre mois.

« Quatre reprises, pour être précis »

Interrogée par sa mère sur l’identité du géniteur, Nikita désigne Casimir M. Elle affirme n’avoir eu de rapports intimes qu’avec lui lors des derniers mois. Quatre reprises, précisément.

La mère appelle son époux, Didier Alain. Elle l’informe. Elle lui fait part de son intention de porter plainte contre son beau-père. Didier Alain n’émet pas d’objection, selon le récit de Cameroon Tribune. Le retraité des douanes devait recevoir sa convocation hier. 

Ce que dit la loi camerounaise

Nikita est majeure. En droit camerounais, les relations sexuelles entre adultes consentants ne sont pas pénalement répréhensibles. Mais la notion de consentement peut être interrogée lorsqu’il existe une relation d’autorité, de dépendance ou d’emprise.

Aucune information ne permet, à ce stade, de qualifier juridiquement les faits. Aucune plainte pour viol ou agression sexuelle n’a été évoquée publiquement. L’affaire porte, pour l’instant, sur une accusation de grossesse et une intention de plainte.

La parole de la jeune femme

Aucun élément ne permet de mettre en doute sa parole. Aucun élément ne permet non plus de la confirmer. La justice devra entendre les deux parties.

Dans ce type d’affaire, la parole de la victime présumée est souvent la seule preuve disponible. Le test ADN, s’il est ordonné, pourrait trancher la question de la paternité. Mais il ne dirait rien du consentement.

Les silences qui pèsent

La dame de maison, Naomi, n’a pas été entendue. Son rôle dans la chronologie reste flou. Elle quittait le domicile vers 17 heures. Casimir M. et Nikita se retrouvaient seuls.

Une question reste posée : pourquoi la jeune femme a-t-elle attendu quatre mois avant de parler ? La peur, la honte, l’emprise, ou simplement l’ignorance de sa grossesse. Nous n’avons pas la réponse.

Ce que cette affaire dit du Cameroun

Les affaires d’inceste par alliance sont rarement portées devant la justice au Cameroun. Les victimes hésitent. La pression familiale est forte. La honte change de camp.

Dans les quartiers populaires de Douala, la rumeur circule plus vite que la procédure. À Akwa, chacun a son avis. Les réseaux sociaux s’en mêlent. Le nom de Casimir M. circule. Celui de Nikita aussi.

Une chose est certaine : cette affaire n’est pas qu’un fait divers. Elle pose une question de société. Comment protéger les jeunes femmes dans les familles recomposées ? Comment garantir que la justice passe, sans détruire des vies avant même le procès ?


Qui est Casimir M. ?
Un retraité des douanes de 72 ans. Il est le père de Didier Alain, compagnon de la mère de Nikita.

Qui est Nikita ?
Une jeune femme de 21 ans, fille de l’épouse de Didier Alain. Elle vit à Akwa, à Douala.

Que reproche-t-elle à Casimir M. ?
Elle affirme qu’il est le père de l’enfant qu’elle porte. Elle dit n’avoir eu de rapports qu’avec lui ces derniers mois.

Une plainte a-t-elle été déposée ?
Selon Cameroon Tribune, une plainte était en cours. Nous n’avons pas pu confirmer son dépôt effectif avant publication.

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