Tragédie à Yaoundé : Un enfant de 1 an et demi tué par sa nounou, l'autopsie révèle la vérité
© Camer.be : Toto Jacques | 24 févr. 2025 12:24:34 | 5828Une tragédie insoutenable s'est produite vendredi dernier à Yaoundé, au domicile de Blaise Moussa, directeur général de la CAMWATER. Alors que Moussa et son épouse se trouvaient au Caire, en Égypte, pour la 45ème session de l'Assemblée générale de l'Association africaine de l'eau et de l'assainissement (AAEA), leur enfant de 1 an et demi a été tué par une nounou. Cette affaire choquante a révélé des détails glaçants sur les circonstances du décès.
Initialement, les parents ont été informés que leur enfant était décédé suite à une noyade dans la piscine familiale. Cependant, l'autopsie réalisée par le médecin légiste de l'hôpital général de Yaoundé a révélé une vérité bien plus sombre. L'enfant est décédé avant d'être jeté dans la piscine, des suites d'une hémorragie causée par un violent coup porté à la fontanelle, une zone fragile du crâne des nourrissons.
Selon les témoignages et les aveux des personnes arrêtées, la nounou, nommée Sandra, aurait agi sous le coup de la colère. Alors qu'elle chargeait son téléphone TECHNO, l'enfant a débranché l'appareil à deux reprises. Après le deuxième incident, Sandra, furieuse, aurait arraché le téléphone des mains de l'enfant et l'aurait frappé violemment sur la tête, provoquant une hémorragie mortelle. Paniquée, elle aurait ensuite jeté le corps de l'enfant dans la piscine pour simuler une noyade.
Cette version initiale a été relayée aux parents, qui se trouvaient encore en Égypte au moment des faits. Ce n'est qu'après leur retour et les résultats de l'autopsie que la vérité a éclaté. Les quatre nounous employées au domicile des Moussa, dont Sandra, Léa, Stéphanie et une quatrième personne, ont été arrêtées et placées en détention provisoire à la police judiciaire de Yaoundé. Elles seront prochainement déférées devant le procureur pour répondre de leurs actes.
Cette affaire a provoqué une onde de choc dans la communauté locale, soulevant des questions sur la sécurité des enfants confiés à des tiers et les mécanismes de contrôle des employés de maison. Blaise Moussa, récemment élu à la présidence de l'AAEA, une organisation regroupant 237 membres dont 100 opérateurs publics de 40 pays africains, se retrouve plongé dans un drame familial inimaginable.
En attendant les prochaines étapes de l'enquête et le procès, cette tragédie rappelle l'importance de la vigilance et de la protection des plus vulnérables. Les autorités camerounaises devront également se pencher sur les réglementations encadrant le recrutement et la supervision des employés domestiques pour éviter de tels drames à l'avenir.
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