Autoroute Yaoundé-Douala : un serpent de mer bureaucratique en plein 2026
© Camer.be : La rédaction | 11 janv. 2026 02:40:05 | 4474L’autoroute Yaoundé-Douala est bien plus qu’un projet routier. Elle est devenue le symbole d’une bureaucratie camerounaise qui semble tourner à vide. Inaugurée en grande pompe en octobre 2024 pour sa deuxième phase, cette artère vitale reliant les deux pôles économiques du pays montre aujourd’hui un visage désolant. Sur le terrain, les avancées sont fantomatiques, noyées dans un flux incessant de réunions et de commissions.
Le constat est sans appel. Plus d’un an et demi après la cérémonie officielle, les usagers camperaient toujours sur la vieille et dangereuse nationale N3. Pourtant, les annonces successives depuis le lancement du projet en 2014 promettaient une révolution des transports. Cette inertie place le projet dans la longue lignée des serpents de mer infrastructurels du Cameroun, ces initiatives qui ondulent dans les discours sans jamais toucher le sol de la réalité.
Derrière ce blocage, un mécanisme bien huilé est à l’œuvre. Il se caractérie par une suractivité bureaucratique déconnectée du chantier. Commissions, sous-commissions et comités de pilotage se multiplient, générant des coûts opaques et absorbant une énergie considérable. Cette frénésie administrative contraste violemment avec la rareté des bulldozers et des ouvriers sur le tracé de l’autoroute Yaoundé-Douala. Les citoyens assistent, impuissants, à un spectacle où les perdiems semblent plus certains que le pavé.
Cette affaire dépasse la simple anecdote. Elle s’inscrit dans un pattern national préoccupant, observable sur plus de vingt-cinq ans. Des géants comme le barrage de Lom Pangar ou le Port en eau profonde de Kribi ont suivi des scénarios similaires : annonces triomphales, financements internationaux obtenus, puis enlisement dans des délais interminables et des surcoûts faramineux. Chaque projet avorté ou ralenti creuse un peu plus le fossé entre les promesses de développement et le vécu quotidien des populations.
Les justifications officielles contraintes budgétaires, négociations complexes avec les partenaires sonnent de plus en plus creux à mesure que les années passent. L’attente devient un fardeau économique et un risque sécuritaire, alors que la route alternative continue de faire des victimes.
L’autoroute Yaoundé-Douala est à la croisée des chemins. Elle peut soit devenir la preuve que le Cameroun est capable de concrétiser ses ambitions, soit s’ajouter définitivement au cimetière des projets pharaoniques inachevés. Le temps des discours est révolu ; celui des résultats tangibles est attendu avec une impatience grandissante.
Lire aussi
Université de Yaoundé I: La conférence de la sénatrice PUENE Françoise dit « MAMY NYANGA" annulée
Douala 5è : Ibrahim Hoballah honoré après la réalisation d’une route de 700 millions de FCFA
Lycée de Nsam : la rumeur qui a mis le feu à Yaoundé
Jean de Dieu Momo : la dette de 7 500 euros qui bloque l’État
Drame de Ndogbong : 25 comprimés après une rupture
Disparue après son mariage : le récit glaçant de Virginie
Hommage, Roger Moindou: Une voix qui ne se contentait pas de voyager dans l'air
Cameroun:: Petites balades dans les quartiers chauds de la ville de Douala
Triste anniversaire - 28-10-2021/28-10-2026: trois jeunes brulés vifs à la chefferie Fondjomekwet
Pour insolvabilité: Le tribunal envoi Tal Hôtel dans la rue à Bafoussam
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Conseil constitutionnel : Nama Remy, l'homme qui succède à Atangana
Pénurie de poisson au Cameroun : Congelcam sonne l'alerte
Mvondo Ayolo dément : « On ne cache pas la mort d'un chef d'État »
Me Touko Tom : « La faute historique de l'opposition camerounaise »
Des millions de la fondation Fu'a Toula Kadji D. pour les lauréats de l’excellence scientifique
il y a un mois
Franc CFA, bases militaires : l'Occident perd pied en Afrique
Paris sportifs au Maghreb : pourquoi la nuit de Blida hante encore les parieurs algériens
SOSUCAM : l'offre kényane qui change tout
Mercy of God : un cercueil caché sous le béton à Nkoabang
Douala : enceinte, elle est agressée en allant accoucher
il y a un an