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Sanctions à  venir contre des gendarmes au Cameroun

Des militaires camerounais ont "malmené et ligoté" un présumé leader séparatiste anglophone lors de son arrestation samedi, a admis mardi Yaoundé, au moment où une vidéo montrant un gendarme molestant l'homme a été largement partagée sur les réseaux sociaux.

Un communiqué signé par le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la défense, Beti Assomo, parle de sanctions envers les gendarmes, faisant suite au contenu d’une vidéo mise en ligne le 12 mai 2018, dans laquelle des gendarmes camerounais malmènent une personne ligotée dans de la boue et gisant dans du sang.

La victime est Tsobeyi Alphonse Tatia, interpellé par la gendarmerie nationale. Ce dernier baptisé "Général", était le commandant des hommes armés des sécessionnistes.

Il était activement recherché depuis plusieurs "semaines pour son implication dans les actes de violence, contre les populations et l’assassinat des forces de défense et de sécurité", souligne le communiqué du ministre de la Défense du Cameroun.

Le traitement qui lui a été infligé et filmé puis posté sur les réseaux sociaux est "manifestement le fait des gendarmes sortis des normes et techniques légales", a décrié le ministre délégué à la présidence chargé de la défense.

Ce dernier annonce l’ouverture d’une enquête pour identifier et éventuellement, sanctionner les auteurs de ces agissements, dit le même communiqué dont VOA Afrique a obtenu copie.

Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les combats sont devenus quasi quotidiens entre les forces de sécurité camerounaises, déployées en force et des hommes armés se réclamant de "forces de restauration" d'un Etat anglophone, qui avait éphémèrement vu le jour entre les deux guerres mondiales, sous mandat britannique.

Selon le centre International Crisis Group (ICG), "au moins 120" civils et "au moins 43" membres des forces de sécurité ont été tués depuis fin 2016. Le bilan côté séparatistes est inconnu. 160.000 personnes ont dû fuir leur logement à la suite des violences, selon l'ONU, et 34.000 se sont réfugiées au Nigeria, selon l'agence nigériane de gestion des urgences (Sema).

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