Cameroun,Tendance: Quand l’innovation bouscule les acteurs traditionnels du transfert d’argent
© Le Quotidien De L'Economie : Joseph Roland Djotié | 24 mai 2017 15:02:12 | 6986La société Express Union, l’une des pionnières du transfert rapide d’argent au Cameroun au début des années 2000, et numéro un de la même activité en zone Cemac, vit depuis quelque temps une rude concurrence que lui livrent les deux plus grands opérateurs de la téléphonie mobile au Cameroun. Et qui ne sont autres qu’Orange Cameroun et MTN Cameroon.
Deux mastodontes des télécoms qui, après leur arrivée sur le marché camerounais, se sont d’abord imposés comme les principaux leaders de la téléphonie mobile.
Avant de se positionner parmi les plus grands fournisseurs d’accès à Internet, mettant en difficultés des FAI tels que Ringo SA, Yoomee ou encore Creolink, etc... Après leur exploit dans la téléphonie mobile et la fourniture d’accès à Internet, ces deux géants ont, depuis bientôt deux ans, réussi à s’insérer dans une nouvelle niche : le transfert d’argent via le mobile.
Une innovation née au Kenya il y a quelques années, mais qui n’a pas manqué de séduire ces deux grandes entreprises. Une nouvelle façon de transférer de l’argent d’un point à un autre, qui n’exige de déplacement ou que l’on s’encombre de la paperasse, comme cela a été le cas ces 17 dernières années avec Express Union, Express Exchange, Moneycash, etc…Et comme toute nouveauté ou nouveau service, son accueil auprès du public a été très positif. Puisque depuis sa chambre à coucher, son salon ou son bureau, il suffit d’appuyer sur son téléphone et le transfert d’argent est parti. Zéro déplacement et zéro paperasse. Le temps de règlement d’un transfert est presque nul. Moins d’une minute.
L’on peut bien comprendre la forte adhésion du public, qui se réjouit de l’avènement du mobile ou orange money dans le pays.
Tout comme il est aisé de comprendre les plaintes des acteurs traditionnels du transfert d’argent, qui n’ont qu’une seule option : innover ou mourir. Au moment où le débat quant à la protection que l’Etat devrait apporter aux entreprises du transfert d’argent fait rage, certains se demandent si ces dernières ne paient pas ainsi le prix fort de leur incapacité à innover et à s’arrimer aux grands défis de l’heure, dans un monde globalisé et en perpétuelle mutation. Quoi qu’il en soit, pour survivre en tant qu’entreprise aujourd’hui, l’innovation est incontournable, même si l’Etat peut de temps à autre faire preuve de protectionnisme.
Lire aussi
Université de Yaoundé I: La conférence de la sénatrice PUENE Françoise dit « MAMY NYANGA" annulée
Douala 5è : Ibrahim Hoballah honoré après la réalisation d’une route de 700 millions de FCFA
Lycée de Nsam : la rumeur qui a mis le feu à Yaoundé
Jean de Dieu Momo : la dette de 7 500 euros qui bloque l’État
Drame de Ndogbong : 25 comprimés après une rupture
Disparue après son mariage : le récit glaçant de Virginie
Hommage, Roger Moindou: Une voix qui ne se contentait pas de voyager dans l'air
Cameroun:: Petites balades dans les quartiers chauds de la ville de Douala
Triste anniversaire - 28-10-2021/28-10-2026: trois jeunes brulés vifs à la chefferie Fondjomekwet
Pour insolvabilité: Le tribunal envoi Tal Hôtel dans la rue à Bafoussam
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Conseil constitutionnel : Nama Remy, l'homme qui succède à Atangana
Pénurie de poisson au Cameroun : Congelcam sonne l'alerte
Mvondo Ayolo dément : « On ne cache pas la mort d'un chef d'État »
Me Touko Tom : « La faute historique de l'opposition camerounaise »
Des millions de la fondation Fu'a Toula Kadji D. pour les lauréats de l’excellence scientifique
il y a un mois
Franc CFA, bases militaires : l'Occident perd pied en Afrique
Paris sportifs au Maghreb : pourquoi la nuit de Blida hante encore les parieurs algériens
SOSUCAM : l'offre kényane qui change tout
Mercy of God : un cercueil caché sous le béton à Nkoabang
Douala : enceinte, elle est agressée en allant accoucher
il y a un an