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POLITIQUE

Maurice Kamto refuse de quitter Douala sans ses militants malgré la pression des autorités

Maurice Kamto, figure politique majeure de l’opposition camerounaise, est au centre d’une nouvelle confrontation avec les autorités. En visite à Douala, capitale économique du Cameroun, le président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a déclaré qu’il ne quittera pas la ville sans avoir rencontré ses militants, malgré une pression manifeste du pouvoir en place.

Le gouverneur de la région du Littoral, agissant sur consigne de Yaoundé, a tenté de dissuader Kamto de se rendre au siège régional de son parti. L’émissaire dépêché pour transmettre cette consigne a essuyé un refus catégorique. Maurice Kamto a clairement exigé qu’un arrêté officiel lui soit remis s’il devait être expulsé. En l’absence de tout document légal justifiant cette exigence, l’opposant a déclaré qu’il ne se plierait pas à une injonction verbale.

Assigné de fait à résidence dans un hôtel de Douala, encerclé par des dizaines de policiers et gendarmes sans fondement juridique, Kamto dénonce une séquestration déguisée. Pourtant, loin de fléchir, il affiche une détermination inébranlable : si les forces de sécurité veulent maintenir le siège durant un mois, il se dit prêt à y résister pendant un an.

Cette fermeté résonne comme un signal politique clair dans un contexte préélectoral explosif. À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, les tensions montent autour de la légalité de la candidature de Paul Biya. Une procédure judiciaire en cours pourrait, selon certains experts juridiques, empêcher non seulement l’actuel chef de l’État de se représenter, mais aussi son parti, le RDPC, de présenter un remplaçant, sauf en convoquant en urgence un Congrès national via un mandataire ad hoc.

En refusant de céder aux pressions, Maurice Kamto affirme son attachement au respect des droits fondamentaux et à la liberté d’organisation politique. Sa popularité, notamment dans le Littoral, semble inquiéter les tenants du pouvoir, qui multiplient les manœuvres pour entraver ses actions. Mais l’ancien ministre et professeur de droit semble prêt à affronter l’adversité sans reculer.

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