De la guerre contre Boko haram à la crise anglophone
© Repères : Fabrice BELOKO | 19 juin 2018 12:50:53 | 8559Au regard du bilan des attentats suicides, commis par la secte Boko Haram dans l’Extrême- Nord du Cameroun, le Rédhac sanction les crimes de Guerre et crimes contre l’humanité orchestrés par la secte Boko Haram. 1200 personnes périssent en 2016 suite aux exactions de la secte et le Cameroun perd plus de 100 agents des forces de sécurité dans cette guerre asymétrique.
Cependant, la réaction de l’Etat du Cameroun en adoptant la loi du 23 décembre 2014, portant répression sur des actes de terrorisme est, selon l’analyse du Redhac, une violation des droits humains et atteintes aux libertés fondamentales. Ainsi, l’association dénonce les procès inéquitables sans assistance juridique ni judiciaire et l’application de la peine de mort pour les personnes membres ou supposés membres de la secte. Plus de 300 jeunes suspectés d’appartenir à Boko Haram sont condamnés à la peine capitale. La crise dite anglophone qui vient s’ajouter aux menaces des terroristes, dégrade davantage les droits humains au Cameroun.
Cette détérioration se manifeste notamment par des arrestations, des détentions arbitraires, les actes de torture et les intimidations des journalistes et autres leaders d’opinion en filigrane des crises que traverse le Cameroun. Selon le Redhac, environ 1000 personnes se sont retrouvées dans les prisons camerounaises pendant la période allant de 2015 à 2017.
« Les violences qui sévissent dans cette partie du Cameroun, sont inouïes et vivement que les décideurs cessent de manipuler les populations et qu’ils aillent sur le terrain dans le but de trouver des bonnes solutions », indique la directrice exécutive du réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale.
Commentaires
Lire aussi
Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est mort
FCC : le communiqué annonçant l'adhésion de Kamto est un fake
Willy Mengue veut interdire la convention du MRC
Convention MRC du 17 octobre : autorisée ou piégée ?
PCRN : Nourane Foster claque la porte, Cabral Libii lui souhaite « bonne suite »
Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii
Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué
MRC : la convention du 17 octobre déclarée, le pouvoir peut-il dire non ?
Paul Biya absent de l’ONU depuis 2017 : la diplomatie camerounaise s’efface
Election à la présidence du Mrc : Emmanuel Binyam dément la version de la commission électorale
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an