Convocations de Bojiko, Tchounkeu et Biyong : Le Pouvoir Cible Médias et Opposition à Douala
© Camer.be : Paul Moutila | 13 nov. 2025 17:44:20 | 3427La tension politique et médiatique atteint un nouveau sommet à Douala, le pôle économique du Cameroun. Ce lundi, trois personnalités majeures de la vie publique locale ont reçu des convocations administratives émanant du cabinet du Préfet du Département du Wouri, Mvogo Sylyac Marie. Sont visés : Cyrille Bojiko, PDG du groupe Balafon Média, Séverin Tchounkeu, patron du groupe La Nouvelle Expression et d’Équinoxe TV/Radio, et Joseph Espoir Biyong, 6e Adjoint au Maire de la Commune d'Arrondissement de Douala V.
La simultanéité de ces convocations est loin d'être un hasard. Elle intervient dans un climat de forte contestation post-électorale et de répression croissante contre les voix dissidentes. Les patrons de presse, notamment ceux de Balafon et de La Nouvelle Expression/Équinoxe, sont réputés pour la ligne éditoriale critique de leurs médias, offrant une tribune à l'opposition et aux débats politiques que la presse d'État ignore. Séverin Tchounkeu est une figure historique de la presse indépendante, souvent en butte avec le Conseil National de la Communication (CNC), tandis que Cyrille Bojiko a récemment fait les gros titres pour avoir lui aussi critiqué des aspects de la gouvernance.
L'inclusion de Joseph Espoir Biyong dans cette liste tripartite renforce l'idée d'une manœuvre d'intimidation ciblée. Déjà au centre d'une convocation la semaine dernière, l'élu local s'est distingué par des dénonciations publiques de la fraude électorale. L'appel à comparaître devant le Préfet du Wouri, représentant local de l'autorité centrale, est perçu non pas comme une simple affaire administrative, mais comme un avertissement clair du régime. En ciblant des piliers médiatiques et un élu local critique, le pouvoir cherche manifestement à exercer une pression maximale sur les espaces de liberté d'expression et de débat démocratique.
Cette vague de convocations administratives simultanées est un indicateur de la fragilité du paysage politique et de la tentative des autorités de museler la critique dans les grandes métropoles. Pour les citoyens et la communauté internationale, cet événement rappelle l'urgence de protéger l'indépendance de la presse et le rôle des élus locaux.
Lire aussi
Mbvoum à Kondengui : le Cameroun détient un homme sans l’inculper
Djeukam Tchameni : « Condamnez-moi, l'Histoire m'acquittera »
Le calendrier électoral est devenu un secret d’État au Cameroun !
Libye : 15 ans après Kadhafi, le chaos a gagné
Binyam sort du silence : « Mon nom n’est pas à vendre »
Convention extraordinaire du Mrc: Les militants de Kékem envisagent les victoires futures
Les « katikas » veulent renverser la table À qui profiterait la chute de l'État ?
Tiriane Balbine Noah : « Kamto mérite le Nobel de la Paix »
FRANCE : QUAND LA JEUNESSE S’EMBRASE, LE FILM DES EVENEMENTS
Partis politiques : Tiriane Balbine Noah élue présidente du MRC
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
Fraude Medicaid : une Camerounaise de 54 ans écrouée pour 14 ans
Elle dénonce sa propre cousine à l'ICE : la trahison qui brise une vie
J.D. Vance contre Netanyahu : la guerre secrète qui fissure la Maison-Blanche
Pourquoi les États-Unis ne bombardent plus l'Iran
LE CAMEROUN RESISTERA ET IL DEVIENDRA CE GRAND PAYS QUE NOUS ATTENDONS
il y a un an