Contentieux pré-électoral : Les « petits poucets » ont le vent en poupe
© Cameroon Tribune : Yvan BOUNOUNG | 21 janv. 2020 00:50:00 | 2087Beaucoup de ces partis politiques considérés comme moins influents, gagnent leurs recours en appel à la Chambre administrative de la Cour suprême depuis jeudi dernier.
Au terme de l’audience de vendredi à la Chambre administrative de la Cour suprême du Cameroun, et en se fiant à celle de la veille, il ne serait pas péremptoire ni prématuré de dire que la justice camerounaise est au service de tous. Tant les partis politiques, considérés comme des laissés-pour-compte voient leur recours en appel auprès de cette juridiction prospérer. Au bout de pratiquement une heure, le collège des juges, sous la conduite du président par intérim de la Chambre, Doumbé Eteki, a vidé le contentieux de quatre affaires sur les cinq mises en délibéré.
En effet, après le Front national pour le salut du Cameroun (Fnsc), le Parti de l’esprit d’avril 48 (Pea48) et l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), qui ont eu gain de cause, soit face au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), soit contre l’un des leurs, c’est au tour du Parti des démocrates camerounais (Pdc) et du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) de Cabral Libii, de faire plier l’échine au Rdpc.
C’est que, dans la commune d’Elig-Mfomo, département de la Lékié, région du Centre, le Pdc avait été traduit au Tribunal administratif de Yaoundé par le Rdpc, arguant que certains de ses candidats étaient encore leurs militants, parce que n’ayant pas officiellement démissionné. La décision rendue par le Tribunal administratif est allée en faveur du Rdpc. Ce qu’a récusé le Pdc qui saisira, à son tour la Chambre administrative aux fins de voir annuler ce verdict. Statuant donc à nouveau et en dernier ressort, la juridiction de la Cour suprême donnera gain de cause au Parti des démocrates camerounais, et instruira que sa liste soit autorisée à compétir dans la commune sus évoquée. Décision identique rendue en faveur du Pcrn contre le Rdpc à Galim, dans la région de l’Ouest. A la base, toujours un problème de transhumance politique.
Au total, cette juridiction a déjà vidé 109 affaires, soit 56 pourvois dont 53 jugées irrecevables et deux désistements. En plus de 53 appels, parmi lesquels, deux irrecevabilités et 50 jugés recevables en la forme, soit 15 justifiés, 19 non justifiés et 16 désistements du Rdpc. Suspendue, l’audience reprendra en principe mardi à 13h. Avec en ligne de mire, l’affaire Sdf contre Rdpc dans la commune de Yaoundé VI dont le délibéré a, une fois de plus été prorogé, les débats ayant été houleux et contradictoires.
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