Christian Ntimbane Bomo dénonce l'abandon du combat électoral
© Camer.be : Paul Moutila | 08 févr. 2026 00:24:17 | 3526L'opposition camerounaise a-t-elle capitulé face au régime ? C'est la question brûlante que pose Christian Ntimbane Bomo, Président Exécutif du Parti HÉRITAGE. Dans une déclaration qui fait déjà réagir la classe politique, ce dernier fustige l'abandon d'un combat pourtant crucial : la réforme du Code électoral avant les prochaines élections législatives et municipales.
Un combat abandonné, une opposition en échec
Pour Christian Ntimbane Bomo, le constat est sans appel. La quasi-totalité de l'opposition camerounaise a jeté l'éponge face à la résistance du pouvoir en place. Ce recul stratégique constitue, selon lui, un échec politique majeur. "Quand on commence une lutte légitime en politique, on ne l'abandonne pas parce que le pouvoir n'en veut pas", martèle-t-il avec véhémence.
Le dirigeant du Parti HÉRITAGE ne mâche pas ses mots. En abandonnant la bataille pour une réforme préalable, l'opposition renonce à transformer les règles du jeu électoral. Or, sans modification du Code électoral, les prochaines élections législatives et municipales se dérouleront sous le même cadre juridique contesté depuis des années.
L'exemple Mandela comme boussole politique
Christian Ntimbane Bomo invoque l'histoire pour étayer son propos. Il cite Nelson Mandela et d'autres figures de la lutte pour rappeler une vérité universelle : les combats légitimes ne se gagnent jamais dans la facilité. "Mandela et les autres n'auraient jamais gagné leur combat" s'ils avaient renoncé face aux obstacles, souligne-t-il.
Cette référence n'est pas anodine. Elle positionne la réforme électorale camerounaise comme un enjeu de transformation démocratique comparable aux grandes luttes du XXe siècle. Un message fort destiné à réveiller une opposition que Ntimbane Bomo juge endormie.
Un débat qui reste d'actualité malgré le silence
Malgré l'apparente démobilisation, le Président du Parti HÉRITAGE insiste : le débat sur la réforme préalable du Code électoral demeure pleinement d'actualité. Cette insistance révèle une stratégie de résistance solitaire face à ce qu'il perçoit comme une "résistance effrénée du régime à ne pas réformer".
La question du Code électoral cristallise les tensions politiques au Cameroun. Transparence du processus, composition des commissions électorales, délais de publication des résultats : autant de points sensibles que l'opposition souhaitait voir modifiés avant tout scrutin.
Les enjeux d'une capitulation politique
L'abandon de ce combat pose des questions stratégiques majeures. Comment l'opposition peut-elle espérer conquérir le pouvoir si elle renonce à changer les règles avant même de jouer ? Pour Ntimbane Bomo, cette capitulation fragilise la crédibilité de l'ensemble des forces d'opposition.
Le Parti HÉRITAGE semble vouloir incarner une ligne de résistance intransigeante. En maintenant cette exigence de réforme préalable, Christian Ntimbane Bomo se positionne comme l'un des rares leaders à ne pas avoir cédé à la fatigue politique.
Face à cette dénonciation frontale, une interrogation demeure : l'opposition camerounaise peut-elle encore inverser la tendance et relancer le combat pour une réforme électorale avant les prochains scrutins ?
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