Jean Simon Ongola Omgba : L’objectif c’est d’obtenir des sanctions contre le Cameroun
© Mutations : Jean De Dieu Bidias | 21 févr. 2020 09:41:00 | 3285Député Rdpc à l’Assemblée nationale, il soutient que le ramdam fait par certains acteurs relève d’une cabale.
Il y a comme une surenchère des ONG, des médias étrangers et de certains activistes autour de l’assassinat de Ngarbuh. Comment réagissez-vous à ce tollé de réactions ?
Je voudrais d’abord dire que cette surenchère ressemble beaucoup plus à une cabale contre nos forces de défense nationales. Ce n’est pas quelque-chose d’absolument anodin. Cela relève d’une entreprise de décrédibilisation et de destruction de l’image du Cameroun au niveau international. Mais également, c’est une recherche effrénée de diviser les Camerounais. Ceci n’est pas du tout un hasard dans le calendrier.
Je voudrais vous rappeler qu’en ce moment même à Washington, des Ong et officines à la solde d’une opposition qui me semble de moins en moins responsable, et qui se sont jointes à la fois à la Brigade antisardinard (Bas) et aux sécessionnistes, manœuvre auprès d’une partie de la classe politique américaine, notamment des élus démocrates au congrès et une partie de l’administration Trump. Ils tentent de faire imposer un deuxième niveau de sanctions au Cameroun. C’est un processus graduel qui a commencé avec la suspension du Cameroun de l’Agoa.
Ce serait donc quoi le deuxième palier ?
Le deuxième palier aujourd’hui consiste à faire passer le Cameroun pour un pays qui ne respecte pas les droits de l’Homme, dont l’armée torture, brûle et tue d’autres Camerounais. C’est dans cette entreprise qu’ils sont en ce moment, avec pour finalité de restreindre les déplacements dans les pays occidentaux à un certain nombre de hautes personnalités camerounaises. Le troisième palier de cette cabale-là sera une tentative de faire traduire de hauts responsables d’ici devant le tribunal international de la Haye. Je pense que nous avons affaire à une opposition qui aime à rêver. Il faut s’en méfier. Je pense qu’il était important que les pouvoirs publics, les forces de défense nationales réagissent avec la plus grande énergie.
Ces dernières semaines, on a quand même vu l’administration Trump multiplier des « petits cadeaux » en faveur de Yaoundé, à l’instar du triplement de son aide en faveur de la lutte contre le Vih/Sida au Cameroun...
Je ne vous ai pas dit que c’est le gouvernement des Etats-Unis qui était contre le Cameroun. Je vous ai dit que c’est une partie de l’administration Trump que nos opposants tentent de convaincre. Dans cette entreprise-là, ils sont aidés à la fois par des Ong, qui sont particulièrement de mauvaise foi, par une partie de la classe politique d’élus démocrates, mais également par nos compatriotes de la Bas et de quelques autres activistes de la crise anglophone. Tout ceci est mis ensemble avec pour objectif de faire en sorte que l’administration Trump puisse adhérer à leur vision. Celle qui consistera à condamner, à restreindre la circulation de hauts responsables Camerounais. Des rencontres ont eu lieu à Washington, je ne peux pas vous en donner les détails.
Est-ce que le Cameroun ne donne pas le bâton pour se faire frapper ?
Il est important que de notre côté, le gouvernement prenne des positions fortes comme celles qui ont été prises. Mais également, que tout le travail sur le plan diplomatique formel et informel soit fait pour mieux expliquer qu’il s’agit bien d’une cabale et d’une manipulation. Je pense que beaucoup de nos opposants sont restés dans le rêve. Ils attendent dans les prochains jours que ces décisions soient prises. Je pense que s’ils réussissent à faire passer ce deuxième palier de sanctions, ce dont je doute fort parce que le gouvernement américain, au-delà de ses positions parfois partisanes, connait à peu près la situation au Cameroun, nous passerions au troisième palier, c’est-à-dire, des plaintes faites par des ONG auprès des tribunaux internationaux pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Je pense qu’il faut que les Camerounais soient conscients de la gravité de ce qui est en train de se jouer.
Lire aussi
Coup de tonnerre : les partis arabes veulent chasser Netanyahu
Trump affaibli : les trois dossiers qui changent pour l'Afrique
« Le RDPC est illégal depuis 2016 » : la sortie qui embarrasse le pouvoir
Législatives et municipales : Tomaïno Ndam Njoya veut mutualiser les forces de l'opposition
FSNC suspendu : Tchiroma appelle à la restauration de la « victoire du peuple »
SDF : ce que la réunion du NEC à Yaoundé n’a pas dit
Kabila FRN : l’homme qui a combattu le M23 s’allie à lui
Paul Biya reçoit Albert II : le retour du Rocher à Yaoundé
Suspension FSNC : le MPSC dénonce un déni de démocratie
Me Emmanuel Pensy : de défenseur du RDPC à pourfendeur de Biya
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Franck Biya reçoit Albert II à dîner, Paul Biya absent
Djeuga Palace : la Cour d'appel bloque l'expulsion de l'État
L'actualité dans la presse camerounaise de ce 30 octobre 2026
Le Ndolè décroche son passeport officiel à l'OAPI
Obala : une élève de 15 ans retrouvée chez un homme, puis boit de l’eau de javel
il y a un mois
Après-Biya : l'option Franck Biya qui rassure Washington
Transition au Cameroun : l'appel solennel de 11 personnalités
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
CNC vs MINCOM : Canal+ au cœur d'une guerre d'État
Nécrologie/ Football : Le dernier coup de tête de Jean Manga Onguéné
il y a un an