Actualités

Allo Docteur Diaspora économie françaiscamer françafrique Géopolitique insolite LE SAVIEZ-VOUS Panafricanisme Politique Sérail

Culture

Art cinéma livre musique

Expression libre

débat droit point de vue

Cameroun - Boulangerie, pâtisserie et viennoiserie : former des professionnels pour répondre aux nouveaux défis

À Bangangté, les métiers de la boulangerie, de la pâtisserie et de la viennoiserie connaissent un intérêt croissant, portés à la fois par les besoins des consommateurs, le développement de la restauration et les opportunités d’entrepreneuriat offertes aux jeunes. Dans ce contexte, la formation professionnelle apparaît comme un levier essentiel pour transformer une passion en véritable compétence et, surtout, une compétence en activité génératrice de revenus.

Au sein du Centre de Formation Professionnelle TechnoPark de Bangangté, la filière Boulangerie, Pâtisserie et Viennoiserie entend justement préparer les apprenants aux réalités du terrain : maîtrise des techniques professionnelles, connaissance des matières premières, hygiène et sécurité alimentaire, créativité, gestion de la production et capacité à entreprendre.

Pour mieux comprendre les enjeux de cette formation et les perspectives offertes aux jeunes, nous rencontrons M. Lionel Victor MBOUOBOU, responsable de la filière Boulangerie, Pâtisserie et Viennoiserie au TechnoPark de Bangangté, et également promoteur de l’entreprise Global Service Traiteur Innovation.

À travers cet entretien, il nous présente sa vision du métier, les compétences recherchées, les possibilités d’insertion professionnelle et les opportunités entrepreneuriales qui existent dans ce secteur.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Victor, professionnel de la boulangerie, de la pâtisserie et de la viennoiserie. J’interviens également dans le domaine du service traiteur à travers Global Service Traiteur Innovation. Mon parcours m’a permis de comprendre que la formation professionnelle constitue une véritable passerelle entre la passion, la compétence et l’entrepreneuriat.

Aujourd’hui, au TechnoPark de Bangangté, mon objectif est de transmettre aux apprenants non seulement des techniques professionnelles, mais aussi une culture du travail bien fait, de la créativité et de l’innovation.

Quel est votre rôle au sein du TechnoPark de Bangangté ?

Je suis responsable de la filière Boulangerie, Pâtisserie et Viennoiserie. Mon rôle consiste notamment à accompagner les apprenants dans l’acquisition des connaissances et des gestes professionnels nécessaires à leur future carrière.

Nous cherchons également à rapprocher la formation des réalités du marché afin que les jeunes puissent être directement opérationnels après leur formation.

Pourquoi avoir choisi de vous investir dans la formation professionnelle ?

Parce que je considère la formation professionnelle comme un outil puissant de transformation sociale et économique. Beaucoup de jeunes ont du potentiel, mais ils ont besoin d’un cadre dans lequel ils peuvent apprendre un métier concret.

Former un jeune à un métier, c’est lui donner la possibilité de travailler pour une entreprise, mais aussi de créer sa propre activité et éventuellement de devenir employeur à son tour.

Pourquoi les métiers de la boulangerie, de la pâtisserie et de la viennoiserie sont-ils importants aujourd’hui ?

Ce sont des métiers qui répondent à des besoins quotidiens. Le pain, les produits de pâtisserie et les viennoiseries sont consommés dans les familles, les restaurants, les hôtels, les établissements scolaires et lors des cérémonies.

Mais au-delà de la consommation, ce secteur représente également une importante opportunité entrepreneuriale. Avec une bonne formation et une organisation rigoureuse, un jeune peut commencer avec une petite unité et progressivement développer son entreprise.

Quelle différence faites-vous entre boulangerie, pâtisserie et viennoiserie ?

La boulangerie concerne principalement la fabrication des pains et autres produits à base de farine et de levure. La pâtisserie s’intéresse davantage aux gâteaux, tartes, entremets, biscuits et desserts.

La viennoiserie comprend notamment des produits comme les croissants, pains au chocolat et autres préparations à base de pâte levée ou feuilletée. Ces trois domaines sont complémentaires, mais chacun possède ses techniques et ses exigences particulières.

Quelles sont les principales compétences que vous transmettez aux apprenants ?

Nous travaillons sur plusieurs dimensions : la préparation des pâtes, le pétrissage, le façonnage, la fermentation, la cuisson, le dosage des ingrédients, la décoration, la conservation et la présentation des produits.

Nous accordons également une grande importance à l’hygiène, à la sécurité alimentaire, à l’organisation du poste de travail, au calcul des coûts et à la gestion de la production.

La créativité est-elle importante dans ces métiers ?

Elle est fondamentale. Aujourd’hui, le professionnel ne doit pas seulement reproduire ce qui existe déjà. Il doit être capable de créer de nouveaux produits, de travailler sur les formes, les goûts, les textures et les présentations.

La créativité permet également de valoriser les produits locaux et de proposer des spécialités adaptées aux goûts des consommateurs camerounais.

Peut-on faire de la boulangerie moderne avec des matières premières locales ?

Absolument. C’est même une piste d’innovation très intéressante. Nous pouvons réfléchir à l’utilisation de certaines matières premières locales dans différentes recettes.

L’objectif est de créer des produits de qualité tout en valorisant notre agriculture et notre patrimoine alimentaire. Cela peut également contribuer à réduire certaines dépendances vis-à-vis des matières premières importées.

Quelle place occupe l’hygiène dans la formation ?

Elle occupe une place centrale. Un bon produit n’est pas seulement un produit qui a bon goût ou qui est bien présenté. Il doit également être fabriqué dans des conditions garantissant la sécurité du consommateur.

Les apprenants doivent donc apprendre à maintenir leurs équipements, nettoyer leur espace de travail, respecter les règles de conservation des aliments et adopter les bonnes pratiques d’hygiène.

Quelles qualités faut-il avoir pour réussir dans ces métiers ?

Il faut d’abord aimer le travail manuel et être passionné. Ensuite, il faut être discipliné, patient, ponctuel, créatif et capable de travailler en équipe.

La précision est également très importante. En boulangerie et en pâtisserie, quelques grammes ou quelques minutes peuvent parfois modifier complètement le résultat final.

Est-il nécessaire d’avoir fait de longues études pour devenir boulanger ou pâtissier ?

Pas nécessairement. La formation professionnelle permet justement d’acquérir progressivement les compétences pratiques nécessaires.

Ce qui compte, c’est la volonté d’apprendre, la régularité dans le travail et la capacité à mettre en pratique les enseignements reçus. Bien entendu, la formation continue reste importante pour progresser et se perfectionner.

Quelle est la place de la pratique au TechnoPark ?

La pratique est essentielle. Dans un métier comme celui-ci, on ne peut pas apprendre uniquement dans les livres. L’apprenant doit manipuler les matières premières, utiliser les équipements, préparer les produits et apprendre à corriger ses erreurs.

Notre ambition est donc de rapprocher au maximum la formation des conditions réelles d’une boulangerie, d’une pâtisserie ou d’une unité de production professionnelle.

Quels équipements un apprenant doit-il apprendre à utiliser ?

Il doit notamment se familiariser avec les pétrins, fours, batteurs-mélangeurs, laminoirs, chambres de fermentation, balances professionnelles, équipements de refroidissement et différents petits matériels de production.

Mais l’objectif n’est pas seulement de savoir utiliser une machine. L’apprenant doit comprendre son fonctionnement, les règles de sécurité et son rôle dans la chaîne de production.

La formation prépare-t-elle uniquement les jeunes à devenir employés ?

Non. Nous voulons également former des entrepreneurs. Un jeune formé doit pouvoir intégrer une entreprise, mais aussi être capable de réfléchir à la création de sa propre unité de production.

Il doit apprendre à identifier un marché, calculer ses coûts, fixer ses prix, gérer ses stocks, organiser son personnel et développer une clientèle.

Quelles opportunités d’emploi offre ce secteur ?

Elles sont nombreuses. Un diplômé peut travailler dans une boulangerie, une pâtisserie, un hôtel, un restaurant, un service traiteur, une entreprise agroalimentaire ou encore une unité de production spécialisée.

Il peut également devenir chef boulanger, pâtissier, responsable de production, assistant de laboratoire ou responsable d’une unité de fabrication.

Et pour ceux qui souhaitent entreprendre ?

Les possibilités sont également importantes. On peut créer une boulangerie, une pâtisserie, un laboratoire de pâtisserie, une unité de viennoiserie, un service de livraison ou une activité de production sur commande.

Il est aussi possible de commencer à petite échelle avec une production destinée aux cérémonies, aux restaurants, aux hôtels ou aux particuliers, puis d’évoluer progressivement.

Vous êtes également promoteur de Global Service Traiteur Innovation. Que représente cette entreprise pour vous ?

Global Service Traiteur Innovation représente pour moi une concrétisation de l’esprit entrepreneurial. Le service traiteur permet de mettre en pratique plusieurs compétences : production alimentaire, organisation, décoration, service, logistique et gestion de la clientèle.

Cette expérience professionnelle me permet également de mieux comprendre les attentes du marché et de transmettre aux apprenants des enseignements directement liés aux réalités du terrain.

Quel lien faites-vous entre le traiteur et la boulangerie-pâtisserie ?

Le lien est très fort. Lors d’un événement, le traiteur peut avoir besoin de pains spéciaux, de petits fours, de tartes, de gâteaux, de viennoiseries ou de desserts.

Un professionnel capable de maîtriser plusieurs de ces compétences dispose donc d’un avantage important. Il peut proposer une offre plus complète à ses clients.

Pensez-vous que les jeunes Camerounais peuvent vivre dignement de ces métiers ?

Oui, absolument. Mais il faut sortir de l’idée selon laquelle un métier manuel est un métier inférieur. Un professionnel compétent peut très bien construire une carrière et une entreprise prospère dans ce domaine.

La réussite dépend notamment de la qualité des produits, de la régularité, de la gestion financière, de l’innovation et surtout du sérieux dans le travail.

Quel rôle l’innovation peut-elle jouer dans la boulangerie et la pâtisserie ?

L’innovation permet de se différencier. Elle peut concerner les recettes, les emballages, les modes de cuisson, les techniques de conservation, la livraison ou encore la présentation des produits.

Nous pouvons également utiliser les outils numériques pour prendre les commandes, promouvoir les produits, communiquer avec les clients et développer une marque.

Quel message adressez-vous aux jeunes qui hésitent encore à apprendre un métier ?

Je leur dirais de ne pas avoir honte d’apprendre un métier. Au contraire, il faut considérer la compétence professionnelle comme une richesse.

Un jeune qui maîtrise un métier possède quelque chose qu’il peut transformer en emploi, en entreprise et en source de revenus. Il faut donc apprendre, pratiquer, se perfectionner et avoir le courage d’entreprendre.

Que souhaitez-vous voir évoluer dans le secteur de la boulangerie-pâtisserie au Cameroun ?

Je souhaite voir davantage de professionnalisation, de créativité et de valorisation des matières premières locales. Nous devons également améliorer la qualité des produits, l’hygiène, la présentation et les méthodes de gestion.

Je souhaite surtout voir émerger une nouvelle génération de professionnels capables de créer des entreprises modernes, compétitives et créatrices d’emplois.

Pour terminer, quel message adressez-vous aux futurs apprenants du TechnoPark de Bangangté ?

À ceux qui souhaitent apprendre la boulangerie, la pâtisserie et la viennoiserie, je conseille de cultiver trois choses : la discipline, la créativité et l’esprit d’entreprise.

Je leur dis de venir apprendre avec sérieux et détermination. La formation n’est pas une fin en soi : c’est le début d’un parcours professionnel.

Avec une bonne formation, de la pratique et de la persévérance, un apprenant peut devenir un professionnel recherché ou créer sa propre entreprise. Le véritable objectif est donc de passer de l’apprenant au professionnel, puis du professionnel à l’entrepreneur.

À travers cet entretien, M. Lionel Victor MBOUOBOU rappelle que la boulangerie, la pâtisserie et la viennoiserie ne doivent plus être perçues comme de simples activités artisanales, mais comme de véritables métiers d’avenir pouvant offrir des perspectives d’emploi et d’entrepreneuriat.

Au TechnoPark de Bangangté, l’enjeu est ainsi de rapprocher la formation des réalités professionnelles et de préparer des jeunes capables de produire, d’innover, de gérer et surtout de créer de la valeur. Avec la combinaison de la formation professionnelle, de la pratique, de l’innovation et de l’entrepreneuriat, les métiers de la boulangerie, de la pâtisserie, de la viennoiserie et du traiteur peuvent devenir de puissants leviers de création d’emplois et de développement local.

Former les talents en boulangerie, pâtisserie et viennoiserie d'aujourd'hui pour créer les expériences gastronomiques de demain.

Tel :  +237 6 58 14 80 10 ,  +237 6 97 81 96 17,  +49 176 24431148

CFP-SNT TechnoPark de Bangangté – L'innovation au service des métiers d'avenir.

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

#LionelVictorMBOUOBOU #CentredeFormationProfessionnelleTechnoParkdeBangangté #Boulangerie #Pâtisserie #Viennoiserie #Opportunitésd’entrepreneuriat #Bangangte #Cameroun
data-article="auto">

partenaire

Vidéo de la semaine

Nadine de Liège: Retour triomphal à Lille Août 2026

Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris

TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026

AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON

GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris

Vidéo

Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles

WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir

Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires

Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise

Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur

il y a une semaine

il y a un mois

il y a un an