Cameroun - Obsèques de Foly Dirane : La veuve de l'ancien animateur de la CRTV écartée de l'organisation
© Camer.be : Caroline Bassomo | 29 Apr 2026 11:14:19 | 3580Dans un communiqué en circulation sur la toile, Tatiana MENGUE AMOUGOU, veuve TAFEN dénonce un programme des obsèques qu'elle dit avoir découvert sur les réseaux sociaux, et établi sans son implication ainsi que celle de ses enfants.
« Je ne suis la marionnette de personne ». La phrase claque comme un cri de détresse. Tatiana Dirane, veuve de l’artiste Foly Dirane, dénonce publiquement sa mise à l’écart de l’organisation des obsèques de son époux. Elle dit avoir découvert le programme… sur Facebook.
Une veuve écartée, une violence de plus
Dans son communiqué, Mengue Amougou Tatiana, veuve Tafen, alerte l’opinion :
"J’ai découvert sur Facebook un programme des obsèques de mon défunt mari, issu d’une réunion à laquelle mes enfants et moi n’avons pas pris part. Je précise clairement que je ne suis pas concernée par ce programme tel qu’il circule actuellement. Toute décision concernant les obsèques de mon époux doit se faire dans le respect, la dignité et avec mon entière implication."
Derrière ce conflit familial se cache une réalité plus sombre : la spoliation des droits des veuves au moment des obsèques.
Au Cameroun, de nombreuses femmes sont écartées, humiliées ou dépossédées dès le décès de leur conjoint. L’organisation des funérailles devient alors un instrument de pouvoir, exercé tantôt par la belle-famille, tantôt par des institutions administratives ou judiciaires.
Violences familiales : l’effacement programmé des veuves
Le cas de Tatiana Dirane n’est pas isolé. Combien de veuves se voient imposer un programme d’obsèques, un lieu d’inhumation, voire une dépossession de leurs enfants et des biens du défunt ? La belle-famille s’arroge souvent le droit de décider, reléguant l’épouse au rang de spectatrice.
Cette violence est psychologique et sociale : nier à une femme le droit d’enterrer dignement son mari, c’est nier son statut d’épouse, de mère, de partenaire de vie. C’est la réduire à « la marionnette de personne », pour reprendre ses mots.
Violences institutionnelles : quand la justice ferme les yeux
Cette dépossession est parfois cautionnée par le silence de la justice.
L’affaire Anicet EKANÈ en est une illustration amère. Cet homme politique avait été au cœur d’un bras de fer judiciaire post-décès, où les droits de la veuve avaient été bafoués au profit de considérations familiales et politiques. Les tribunaux, censés protéger les ayants droit, traînent souvent à faire appliquer le Code civil et le droit des successions, laissant les veuves sans recours face aux traditions.
Résultat : la loi existe, mais son application dépend du rapport de force. Et dans ce rapport, la veuve est presque toujours la plus vulnérable.
« Avec mon entière implication » : un appel au respect du droit
En exigeant « respect, dignité et entière implication », Tatiana Dirane rappelle une évidence : la loi camerounaise reconnaît l’épouse comme héritière et ayant droit prioritaire. L’article 77 du Code des personnes et de la famille est clair. Pourtant, la pratique enterre souvent le droit.
Ce conflit autour des obsèques de Foly Dirane dépasse le fait divers. Il révèle l’urgence de protéger les veuves contre une double violence :
-celle des familles qui instrumentalisent la coutume pour les écarter ;
-celle de la justice qui, par lenteur ou partialité, valide ces abus, comme on l’a vu dans le cas Anicet EKANÈ.
Il est urgent que des mesures tant juridiques qu'administratives soient prises pour que les veuves n'aient plus à livrer bataille pour enterrer leurs époux.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
#ObsèquesdeFolyDirane #Spoliationdesdroitsdesveuves #Injustices #TatianaMENGUEAMOUGOUécartée #Violencesfamiliales #CamerounLire aussi
- Le miracle du Général René Claude Meka:87ans, il reste chef d'état major général des armées
- Affaire Zogo : où est passée la vidéo de la torture ?
- Des Russes se mobilisent pour sauver un étudiant camerounais
- Falaise de Dschang : deux corps ligotés retrouvés
- Cambriolage chez Luc Messi Atangana : non, il n'a pas été agressé
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
Cameroun - Mvondo Ayolo : « Ceux qui attendent la mort de Biya partiront avant lui »
France - FESTIVAL EMUNÈ KWAMBÈ 2026: à Villejuif, la diaspora Sawa écrit une nouvelle page de son histoire
Gabon - Affaire Bongo : Sonia Rolland rattrapée par un appartement offert en 2003
Tentative de coup d'État au Cameroun : qui est Sani Mouhamadou ?
France - PARIS CROISIÈRE : LE TRIOMPHE D'UN COUPLE, LA FORCE D'UNE COMPLÉMENTARITÉ
il y a un mois
Cameroun - Francis Ngannou inaugure Venice Hall : un empire à Yaoundé
Cameroun - Le BIR débarque à Douala : le port passe sous protection militaire
Cameroun - Yaoundé : fini l'anarchie des taxis, place au QR code
Cameroun - « Je suis la voix qui crie dans le désert » : Mbede Fouda défie Indira
Cameroun - La police infiltrée une cérémonie de rasage : l'État a peur d'une barbe
il y a un an