Quand Ahidjo Révolutionnait le Cameroun pour la CAN 1972 en Moins de 2 Ans
© Camer.be : Avec Arol Ketch | 02 déc. 2024 09:47:49 | 6360Ahmadou Ahidjo, le premier président du Cameroun, a marqué l'histoire en réussissant l'organisation de la CAN 1972 malgré des défis colossaux. Ce moment emblématique reste gravé comme une leçon de leadership efficace, contrastant avec les lenteurs actuelles dans la réalisation d'infrastructures sportives.
Un défi imposé par surprise
En 1970, après la CAN au Soudan, Lucien Sollo, alors directeur de la jeunesse et des sports, déposa sans consulter sa hiérarchie la candidature du Cameroun pour accueillir l’édition de 1972. Le dossier, basé sur des données fictives, séduisit la CAF, qui attribua la compétition au Cameroun sans vérifier l’état des infrastructures.
Quand Ahidjo apprit la nouvelle, il entra dans une colère noire. Cependant, soucieux de l’image du pays, il accepta le défi. Le ministre des sports fut limogé sur-le-champ, et des fonds spéciaux furent débloqués pour construire des infrastructures sportives de qualité en un temps record.
Une réussite en un temps record
En moins de deux ans, deux stades aux normes internationales virent le jour : le stade Ahmadou Ahidjo à Yaoundé et le stade de la Réunification à Douala. Des hôtels furent également construits pour accueillir dignement les délégations. Malgré l’élimination des Lions en demi-finale, cette CAN fut un succès.
Pour répondre à l’échec sportif, Ahidjo créa une commission d’évaluation dirigée par Félix Tonyé Mbock, qui mènera à la transformation de l’équipe nationale, désormais connue sous le nom des Lions Indomptables du Cameroun.
Un contraste frappant avec la situation actuelle
Aujourd'hui, le complexe sportif d’Olembé traîne depuis plus de 16 ans, malgré des budgets colossaux. Pendant ce temps, certains responsables des détournements de fonds liés à ces projets sont décorés, au grand dam des citoyens.
Ahidjo, bien que considéré comme un dictateur, était un leader soucieux de l’image et du rayonnement international du Cameroun. Sa fermeté envers les auteurs de malversations contraste avec l’impunité actuelle.
Une leçon d’histoire pour le présent
Cette histoire rappelle qu’un leadership visionnaire peut transformer des défis en opportunités. Ahmadou Ahidjo demeure un exemple de pragmatisme et de fermeté dans la gestion des affaires publiques.
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